Lettre des représentants des parents d’élèves de l’Ecole des Mûriers au Préfet du Val de Marne

A quoi peut bien servir l’arrêté complémentaire du Préfet du Val de Marne si l’exploitant de l’usine n’en tient pas compte. Les témoignages de nuisances olfactives et sonores se multiplient et la société Eiffage ne tient aucun compte de la volonté préfectorale d’effectuer des mesures AVANT la mise en service. Se considère-t-elle au dessus des lois de la République ? Dans ce cas là, la préfecture devrait prendre des mesures plus énergiques d’interdiction des essais.

Arrêté complémentaire du préfet : une première victoire … ou une illusion cynique ?

Le 18 avril, le préfet du Val-de-Marne a enfin pris un arrêté complémentaire répondant à une partie de nos revendications. Toutefois on peut se demander s’il ne s’agit pas d’une victoire illusoire puisque l’article demandant une campagne de mesure AVANT la mise en service de la centrale ne semble guère respecté. Les témoignages de nuisances olfactives affluent alors même que l’arrêté aurait du entraîner un arrêt des essais de la centrale. De qui se moque-t-on ?

http://www.saint-maur.com/IMG/pdf/Eiffage_A–.pdf

Ouverture d’une pétition de soutien pour les non-riverains : déjà 1424 signatures

L’une des membres du collectif T’AIR-EAU94 a pris l’initiative d’ouvrir une nouvelle pétition sur le site internet cyberacteurs, afin d’informer et mobiliser au delà du périmètre immédiat des communes concernées. Il est en effet important de faire connaître au delà du Val-de-Marne les pratiques de la société Eiffage et d’élargir le cercle de citoyens mobilisés pour nous soutenir. Il convient toutefois de ne pas mélanger les deux types de signatures en suivant le mode d’emploi suivant :

Riverains  de la centrale et communes situées dans le Val de Marne

Utilisez de préférence la pétition initiale sur pétition publique ou bien les formulaires papier qui sont les plus efficaces en terme d’information.

Citoyens soutenant le mouvement mais habitant hors du Val de Marne

Utilisez de préférence la  la pétition cyberacteurs.

Nous effectuerons désormais les comptages en distinguant les deux types de signatures. Il est en tous les cas réjouissant de constater qu’en moins de deux semaines, la pétition cyberacteur a récolté près de 1500 signatures venues de toute la France, qui s’ajoutent aux 5000 signatures essentiellement de riverains déjà collectées.

Eiffage annonce l’ouverture de l’usine « dans les prochaines semaines » …

Le 5 avril 2012, la société Eiffage Travaux Publics a posté sur son site un avis d’ouverture prochaine de son poste d’enrobage de Bonneuil. Les futurs clients sont avertis, on va bientôt pouvoir livrer des tonnes d’enrobés à chaud dans toute l’Ile de France, alors même qu’aucun plan de circulation des camions n’est arrêté. Quand à l’annonce faite par le préfet d’un arrêté complémentaire visant à procéder à des mesures atmosphérique avant l’ouverture de l’usine, elle va visiblement demeurer lettre morte …

Cliquez ici pour lire l’article sur le site d’Eiffage ou cliquez sur les images ci-dessous pour les aggrandir

      

 

Bonneuil : Courrier du Maire au Préfet et au président du Port Autonome

Par un courrier posté le 11 avril, Monsieur Patrick Douhet, maire de Bonneuil sur Marne, informe le collectif T’AIR-EAU94 de l’envoi de deux lettres adressées le 4 avril au Préfet du Val de Marne, Pierre Dartout, et au Président du Conseil d’administration de Ports de Paris, Jean-François Dalaise.

 

Mairie de Sucy : La stratégie de l’édredon ?

Alors que la mairie de Saint-Maur-des-Fossés a décidé courageusement de déposer un recours en justice contre l’arrêté d’exploitation de l’usine Eiffage, la mairie de Sucy-en-Brie campe sur une position consistant … à ne rien faire jusqu’à ce que la centrale d’enrobés à chaud soit ouverte. Stratégie de l’édredon, à ceci près que celui ne contient pas seulement des plumes mais aussi du bitume … 

Il n’en demeure pas moins que la mairie de Sucy-en-Brie avait promis d’offrir aux membres du collectif T’AIR-EAU 94 une salle de réunion et que cette promesse au moins doit être tenue. Faute de quoi, il faudra considérer que ce n’est plus simplement la stratégie de l’édredon mais bel et bien un soutien affiché à la construction de l’usine Eiffage de Bonneuil !

La lettre de demande d’une salle de réunion se serait-elle perdue, à l’instar de l’avis du conseil municipal de  la ville de Sucy-en-Brie ? A toutes fins utiles, nous la rendons publique afin que les Sucyssiens et les Sucyssiennes puissent la transmettre à Madame le maire et à messieurs les conseillers municipaux accompagnée d’un post-it : Où et quand pouvons nous nous réunir ?

ACTION EN JUSTICE (1) : Appel à témoins sur les nuisances constatées

Comme  il semble de plus en plus probable que seules des actions en justice permettront d’arrêter l’ouverture de la centrale Eiffage de Bonneuil, nous lançons aujourd’hui un appel à témoins pour nourrir les dossiers judiciaires en cours de constitution par des particuliers, des associations ou des collectivités locales. Nous avons créer à cet effet une page « témoignage » que vous pouvez enrichir en y ajoutant vos commentaires. Vous pouvez également nous envoyer ces témoignages par courriel à taireau94@voila.fr si vous souhaitez que votre nom n’apparaisse pas sur le blog. Dans sous les cas, merci de respecter le format ci-dessous :


Témoin :

  • Nom :
  • Prénom :
  • Adresse :
  • Téléphone :
  • Courriel :

Témoignage :

  • Lieu :
  • Heure :
  • Type de nuisance (bruit, odeur, vue, autre …) :
  • Description (2 à 3 lignes) :

DEBAT POLITIQUE (3) : Une courrier de Henri Plagnol, Député UMP du Val de Marne

Le collectif T’AIR-EA94 a  invité les députés des deux circonscriptions législatives concernées par la centrale Eiffage à s’exprimer sur le sujet.  Seul Henri Plagnol nous a répondu à ce jour.


« Je ne m’exprime pas sur ce dossier au nom d’un parti politique »

Auteur :  Mr Henri Plagnol, Député-Maire de Saint-Maur-des-Fosés

Date de réception 13 Avril 2012

Contact :  valerie.donadey@mairie-saint-maur.com

Vous avez invité le Député que je suis à faire connaître sa position vis-à-vis de la centrale Eiffage de Bonneuil. Les membres de votre Collectif peuvent trouver sur le site de la ville de Saint-Maur les démarches que j’ai engagées au nom du conseil municipal sur ce dossier. Je me bornerai donc à résumer brièvement l’essentiel de mon action dans ce domaine.

En tant que Député, je milite depuis bien longtemps pour que le développement du Port de Bonneuil s’inscrive dans le respect de l’environnement, du cadre de vie et de la Boucle de la Marne.

Depuis de longues années, j’alerte sur les dangers que ferait courir une croissance du Port qui ne prendrait pas en compte le caractère particulier du site écologique des Bords de Marne ou qui générerait un flux de transport routier et de poids lourds insupportable en termes de pollution ou d’embouteillage. J’ajoute qu’il m’est arrivé à plusieurs reprises de demander que soient prises des mesures pour éviter des nuisances sonores, olfactives ou esthétiques.

Pour toutes ces raisons, je continuerai inlassablement à demander qu’il soit procédé régulièrement et en toute transparence à des audits globaux de l’impact sur l’environnement du site de Bonneuil. Il faut d’ailleurs avoir l’honnêteté de reconnaitre que des progrès, si insuffisants soient-ils, ont été accomplis depuis quelques années avec les actions déjà inscrites dans le schéma d’aménagement et de développement du port de Bonneuil. Au-delà, le  Directeur de l’Agence Seine-Amont m’a confirmé que les efforts d’aménagement de berges seront reconduits et surtout que des audits annuels environnementaux de nombreuses sociétés installées sur le port seront conduits dès 2012. Il m’a également assuré de la mise en place d’un comité local d’information portuaire ouvert aux collectivités et associations riveraines et, enfin, que des campagnes d’évaluation sur «  la contribution éventuelle du port à la qualité de l’air et aux nuisances sonores » seraient conduites.

Par ailleurs, en ce qui concerne la centrale Eiffage de Bonneuil, en tant que maire de Saint-Maur, j’ai été le seul des maires des communes concernées à proposer au conseil municipal, qui l’a adopté à une large majorité, un avis défavorable à l’ouverture de cet établissement, en raison des risques sérieux d’atteinte à l’environnement et à la santé des habitants.

Je crois pouvoir dire sans exagérer que le rapport très détaillé adopté par le conseil municipal dans sa séance du 2 décembre 2010 continue de faire référence par sa qualité et son sérieux. D’ailleurs, le commissaire enquêteur avait souligné que les réserves de la Ville de Saint-Maur auraient mérité une réponse plus sérieuse.

 Aussitôt après que le Préfet ait pris un arrêté d’autorisation pour la centrale, sur ma proposition, le conseil municipal a à nouveau délibéré pour faire connaitre son opposition et exiger des garanties très précises rejoignant en cela très largement les préoccupations exprimées par le Collectif T’AIR-EAU. Par ailleurs, j’ai souhaité que deux de mes adjoints, Monsieur Sylvain Berrios, Maire-adjoint en charge de l’urbanisme  et Madame Catherine Juan, Maire-adjoint en charge du développement durable, soient présents à la réunion en préfecture demandée par les membres de votre Collectif à la suite de laquelle le Préfet a annoncé qu’il prendrait un arrêté complémentaire pour prendre en compte les inquiétudes exprimées.

 Enfin, tout récemment dans sa séance du 5 avril 2012, le conseil municipal a voté à l’unanimité sur ma proposition un rapport réitérant les exigences de Saint-Maur et m’autorisant à déférer au contentieux l’arrête du Préfet si l’arrêté complémentaire qui a été annoncé ne répondait pas aux exigences de la Ville de Saint-Maur. Je suis déterminé à aller au bout de ce combat et je ne doute pas que je pourrai compter sur le soutien du Collectif T’AIR-EAU pour attaquer en justice l’arrêté du Préfet.

 Je voudrais préciser les points suivants :

  • Je n’ai pas pour habitude de faire de la surenchère pour satisfaire telle ou telle clientèle. Je continuerai dans ce dossier à agir comme je l’ai toujours fait avec comme seul objectif de protéger le cadre de vie de la Ville dont je suis le Maire et des habitants dont j’ai l’honneur d’être Député depuis 15 ans.
  • Je ne me suis jamais prévalu, quand il s’agit de défendre les intérêts du territoire dont je suis l’élu, de telle ou telle étiquette politique. C’est pourquoi je ne m’exprime pas sur ce dossier au nom d’un parti politique. Je suis connu pour mon indépendance et je continuerai à agir ainsi en fonction de mes convictions.
  • Je respecte l’action du Collectif, qui a incontestablement permis de mobiliser les habitants, mais je suis quant à moi comptable de l’intérêt général et chaque fois que  j’interviens, c’est au nom de la Ville de Saint-Maur et de l’ensemble des habitants que je représente. C’est pourquoi j’ai dans ce dossier une responsabilité particulière que je continuerai d’exercer pleinement sans me laisser influencer par quelque groupe de pression que ce soit.

Henri Plagnol

Député-Maire de Saint-Maur-des-Fossés


5000 signatures de riverains contre l’ouverture de l’usine Eiffage de Bonneuil

Malgré les élections et l’approche des vacances de Pâques, les militants du collectif T’AIR-EAU 94 ont poursuivi contre vents et marée la campagne de signature de la pétition auprès des riverains, ce qui nous permet d’annoncer aujourd’hui le chiffre de plus de 5000 signatures recueillies, pour l’essentiel dans les communes riveraines.

Soyons clairs, le nombre de signataires de la pétition ne devrait désormais plus beaucoup augmenter, puisque l’on voit que les taux de croissance sont de plus en plus faibles. Quand le mouvement de signature a démarré sur Saint-Maur il y a deux mois,  on frisait les 200% (triplement tous les 15 jours). Puis la croissance est tombée à 100%, 50% et finalement 25% au cours de la dernière période. Le même phénomène s’était produit avant à Sucy-en-Brie, où le mouvement avait démarré plus précocement.

Mais cela ne signifie pas que les riverains se désintéressent de l’ouverture de l’usine Eiffage, bien au contraire. Ce ralentissement montre  simplement que la grande majorité des habitants proches de la centrales ont été informés et ont fait connaître leur avis. La répartition des signatures  se calque désormais très exactement sur la répartition par commune des populations situées à moins de 1 ou 2 kilomètres de la centrale.

5000 riverains informés, conscients des enjeux et prêts à se mobiliser, voila qui devrait faire réfléchir à la fois le préfet du Val de Marne et la société Eiffage Travaux Publics, ainsi que les mairies des communes concernées. Nous réclamons plus que jamais une suspension de l’arrêté d’exploitation de l’usine Eiffage et une reprise à de l’enquête d’utilité publique permettant aux 5000 citoyens qui ont signé la pétition de donner leur avis sur l’installation. Nous exigeons aussi des mairies des communes riveraines la mise à disposition de salles de réunion pour organiser des débats entre habitants. Rappelons que la mairie de Sucy-en-Brie n’a toujours pas répondu à la demande de mise à disposition de salle qui lui a été adressée il y a une dizaine de jours. Et qu’à la différence de la mairie de Saint-Maur, elle ne semble pas avoir l’intention de se porter partie civile pour demander l’arrêt de l’installation.

DEBAT POLITIQUE (2) : Trois contributions de Saint-Maur-des-Fossés

Depuis l’appel lancé la semaine dernière à ouvrir un débat public sur l’usine Eiffage de Bonneuil, nous avons reçu deux contributions explicites de partis politiques conformes aux règles du jeu qui avaient été fixées  et une contribution implicite de la mairie de Saint-Maur-des-Fossés. Nous les publions dans le présent billet et les archivons  dans le nouvel onglet « Debat Public »  où elles seront suivies, nous l’espérons, de nombreuses autres.

On notera la vitalité du débat politique autour de la centrale d’enrobés à Saint-Maur-des-Fossés, par contraste avec l’absence de discussion dans les autres communes, notamment Sucy-en-Brie et Bonneuil-sur-Marne. Outre les contributions officielles cités ci-dessous, nous invitons le lecteur à consulter les commentaires des blogs locaux de Saint-Maur-des-Fossés où des personnages pittoresques (« NiNi », « Le Curieux », « La Pie qui Chante », « 007 », … pour n’en citer que quelques uns) s’en donnent à coeur joie après la publication de chaque billet nouveau. Voir par exemple les 46 commentaires suivant le compte-rendu de la réunion en préfecture sur le blog de  J.F. Le Helloco.


« Pourquoi nous disons NON à l’usine Eiffage de Bonneuil-sur-Marne »

Auteur :  Groupe local Europe Ecologie – Les Verts de St-Maur-des-Fossés / La Varenne

Date de réception : 31 Mars 2012

Contact : eelv.saintmaur@free.fr

Document reçu au format PDF

 Par arrêté du 27 juin 2011, le Préfet du Val-de-Marne autorisait la société Eiffage Travaux Publics à exploiter une centrale d’enrobage au bitume à chaud, dans le port de Bonneuil, rue du Moulin Bateau. Une telle autorisation préfectorale est nécessaire s’agissant d’une installation classée pour la protection de l’environnement  (ICPE), comprenant divers dépôts (houille, lignite, goudron, asphalte…), et  des activités de concassage et de pulvérisation de  matériaux.

Or, cette autorisation a été donnée malgré l’avis défavorable des communes de  Saint-Maur et Ormesson et la demande d’expertise de Sucy-en-Brie; la centrale est donc construite et les premiers essais de fonctionnement viennent de se dérouler  …en plein pic de pollution atmosphérique.

1000 habitants vivent à moins de 500 mètres de cette installation, plus de 9000 à moins d’un km, …52 000 à moins de 2 kilomètres!

 Une technique polluante et coûteuse

Un enrobé à chaud est un mélange de graviers, granulats, sable et bitume qui nécessite de sécher les matériaux en les chauffant entre 150 et 200 degrés. La fabrication d’enrobé à chaud est coûteuse en énergie, elle dégage des fumées, des poussières, des gaz à effet de serre (GES).

La source d’énergie prévue à Bonneuil est le lignite, moins cher que le gaz naturel, mais beaucoup plus polluant puisque sa combustion libère deux fois plus de CO2 mais aussi du NO2, du SO2 ainsi que des poussières. Pourtant la société Eiffage a choisi un équipement de marque allemande, Benninghoven, qui produit aussi des centrales équipées de brûleurs acceptant d’autres types de combustibles. Pourquoi avoir choisi le lignite pour une centrale installée en pleine agglomération? D’où viendra-t-il ?

Ces émissions liées à la source d’énergie, et ajoutées à la technique d’enrobage elle-même,  ne sont pas sans conséquences tant en termes de production de GES que d’incidence sur la santé des populations vivant à proximité et sur celle des travailleurs produisant ou utilisant le matériau. A tout le moins,  nous devrions déjà nous mobiliser pour le choix d’une énergie moins polluante.  Mais est-ce suffisant?

Des alternatives?

Des solutions alternatives, dites enrobé à froid (moins de 40 degrés), existent et présentent de nombreux avantages : économie d’énergie, dont le coût ne peut qu’augmenter, suppression des GES, absence d’odeurs et de fumées, mise en œuvre facilitée par tous les temps. D’ailleurs la société Eiffage elle-même a inauguré en 2009, en Indre-et-Loire, en présence d’élus locaux,  une installation dite de « développement durable » qui produit des enrobés à température moyenne et permet de recycler à 50% les anciens enrobés.

Actuellement les enrobés à froid sont surtout utilisés pour l’entretien et les petites surfaces qui représentent déjà un marché considérable, mais la technique permet aussi la réalisation d’ouvrages importants. Des matériaux innovants utilisant un liant végétal, donc renouvelable, sont également développés. Certains enrobés à froid sont perméables, d’autres de couleur claire permettent de lutter contre les îlots de chaleur en ville.

Le Port de Bonneuil : une opportunité pour le développement durable

Nous défendons l’idée que la présence du  port de Bonneuil est une opportunité pour orienter le bassin d’emploi vers des filières de production et des industries durables, ancrées localement et écologiquement acceptables. Le transport des matériaux de construction peut se faire par le fleuve ou le rail, il pourrait donc paraitre logique que des  installations qui traitent ou produisent des matériaux pour le bâtiment et les travaux publics s’installent dans les ports, à proximité des chantiers, des fournisseurs et des clients. Mais c’est l’ensemble des procédés de production qui doit être repensé pour promouvoir les matériaux compatibles avec un environnement préservé.

Ainsi ce sont les collectivités locales, à tous les niveaux, mais aussi les citoyens et les acteurs de la filière qui doivent se mobiliser pour développer les emplois de production qui répondent réellement aux attentes et aux besoins des habitants.

 Existe-t-il un meilleur bitume ?

La centrale de Bonneuil aura une capacité maximum de 200 000 tonnes par an ; si les matériaux entrant dans la fabrication pourraient arriver par voie fluviale, l’enrobé à chaud est ensuite transporté par camion sur les chantiers ; en tablant sur 1000 tonnes par jour de fonctionnement, on pourrait voir ces jours là, 50 camions partir puis revenir à la centrale.

Bref, au delà du bruit, de la pollution et de la circulation engendrée, autant de camions qui seront à l’origine des « nids de poules » que l’enrobé qu’ils transportent est censé aller boucher plus loin…

Si la réparation des « nids de poules » répond parfois à de réels risques sur la stabilité de la voirie et à la sécurité des véhicules qui y circulent, il répond aussi hélas à une facilité électoraliste de certains élus locaux. Des élus qui tiennent aujourd’hui un discours schizophrène entre le refus de centrales d’enrobage bitumineux sur ou à proximité de leurs territoires et leur manie permanente de bitumer le moindre espace de leur ville comme les trottoirs par exemple.

Est-il nécessaire lors de la réfection de certaines rues, comme à Saint-Maur, de supprimer les arbres d’alignement pour élargir les trottoirs, les recouvrir de bitume, avec un coût de plusieurs milliers d’€uros au mètre linaire, pour au final y faire stationner les voitures…? Pendant que dans le même temps, les mêmes élus  insisteront sur la nécessité de réparer la perte de biodiversité et qu’à grand renfort de communication on rendra quelques petites centaines de mètres de trottoirs aux herbes et plantes sauvages…

Les sols artificiels – en d’autres termes urbanisés – représentaient en 2004 8,4% du territoire métropolitain avec une progression de 15% par an depuis 1994, alors que dans la même période l’augmentation de la population française n’était que de 5% par an. Cette croissance des surfaces artificielles urbaines se traduit par une augmentation progressive et irréversible de  l’imperméabilisation du sol qui elle même est à l’origine des phénomènes de ruissellement des eaux, dont la teneur en polluants de toutes natures se trouve augmentée, particulièrement en milieu urbain, et qui sont parfois à l’origine de crues catastrophiques. Le meilleur bitume est donc celui que l’on peut éviter…

 Notre refus de l’installation de l’usine Eiffage sur le port de Bonneuil, et notre refus de la voir construire ailleurs, se fondent donc tout autant sur des considérations de défense des populations riveraines, et en particulier de leur santé, que sur la nécessité de repenser un modèle de développement de notre tissu industriel local qui soit respectueux de l’environnement et des ressources naturelles.


« Usine de bitume : pour le recours en justice contre l’arrêté d’exploitation « 

Auteur : Mouvement démocrate de St-Maur-des-Fossés

Date de réception : Publié le 4 avril 2012 sur le site http://www.modemsaintmaur94.fr/

Contact : Stéphane Heliere :  stephane_heliere@yahoo.fr

Lien direct vers l’article publié

Le Collectif T’air-eaupoursuit la mobilisation (ce sont + de 4500 pétitionnaires dont une majorité de saint-mauriens désormais) contre l’usine d’enrobés de bitume d’Eiffage au Port de Bonneuil. Face à cette usine polluante émettrice de fumées cancérigènes, d’odeurs nauséabondes et de nuisances sonores, le Collectif demande au Maire de Saint-Maur d’informer largement les Saint-Mauriens et d’entreprendre le recours juridique contre l’arrêté d’exploitation du Préfet pour empêcher le démarrage de l’usine, qui est déjà construite et en rodage. C’est le seul moyen pour protéger notre santé, nos enfants, préserver notre environnement et notre cadre de vie !

Grâce à la mobilisation des Saint-Mauriens, la mairie de Saint-Maur réagit (dès hier par un tract/pétition invitant les habitants à soutenir l’action de la municipalité) et ajoute un point en urgence à l’ordre du jour du Conseil municipal de ce soir. Le maire mettra au vote une délibération précisant les exigences de la commune, c’est à dire une évaluation environnementale avant l’ouverture de l’usine, des mesures de l’air régulières par un organisme indépendant et un audit global du port autonome. La ville de Saint-Maur se réserve aussi le droit d’attaquer l’arrêté complémentaire que doit prendre la préfecture s’il ne répond pas à ses exigences. Nous approuvons bien entendu cette initiative qui répond partiellement aux demandes du Collectif et des riverains.

Notons toutefois que lors de la réunion publique sur le biodiversité mardi soir dernier, Sylvain Berrios, adjoint à l’urbanisme et conseiller général de la Varenne, en réponse aux interrogations des riverains et de membres du Collectif, après avoir rappelé les exigences de la ville, s’était engagé pour la municipalité à ce que la ville de Saint-Maur entreprenne le recours contre l’arrêté d’exploitation du Préfet, si celui-ci ne prenait pas l’arrêté complémentaire d’ici la tenue du conseil municipal du 05 avril. Il s’était même engagé sur une date pour le recours : « dès le lendemain du Conseil ». Soit vendredi 06 avril. La délibération présentée ce soir ne correspond pas à cet engagement : seul un recours contre l’arrêté d’exploitation permet le non démarrage de l’usine de bitume. Le recours contre l’arrêté complémentaire, non.


« Usine Eiffage sur le Port de Bonneuil : le combat de la ville depuis 2010 pour protéger les riverains « 

Auteur : Mairie de St-Maur-des-Fossés

Date : Publié le 4 avril 2012 sur le site officiel de la ville de Saint-Maur-des-Fossés http://www.saint-maur.com

Contact : Sylvain Berrios : sylvain.berrios@mairie-saint-maur.com

Lien vers l’article : http://www.saint-maur.com/Usine-Eiffage-sur-le-port-de-Bonneuil

Nous laissons le soin aux lecteurs de cliquer sur le lien-ci-dessus pour prendre connaissance de la position officielle de la ville de Saint-Maur-des-Fossés. Nous nous contentons de publier ci-dessous l’échange de courriel entre le collectif T’AIR-EAU94 et Monsieur Sylvain Berrios au sujet de cette publication et du lancement d’une nouvelle pétition.

Demande d’explication du collectif T’AIR-EAU94 à Sylvain Berrios et Catherine Juan (5 Avril, 8h18)

Monsieur Berrios,
Madame Juan,

Je tenais à vous faire part de la surprise voire de l’indignation de plusieurs membres du collectif T’AIR-EAU 94 lorsqu’ils ont découvert l’article et la pétition que vous avez mis en ligne sur le site de la ville de Saint-Maur-des-Fossés :

http://www.saint-maur.com/Point-sur-l-installation-d-une-usine-Eiffage-sur-le-port-autonome-de-Bonneuil

Ce qui apparaît en effet pour le moins étonnant est le fait que vous ne mentionniez jamais notre collectif, surtout lorsque vous relatez la réunion en préfecture où vous vous êtes si l’on peut dire invité. Quand à l’opportunité d’une nouvelle pétition, le moins que l’on puisse dire est qu’elle ne saute pas aux yeux et apparaît surtout comme une erreur tactique : on voudrait affaiblir le mouvement de protestation contre l’usine qu’on ne s’y prendrait pas autrement.
Monsieur Jean-François Le Helloco était le seul membre de la mairie de Saint-Maur que nous avions invité à se joindre à notre délégation en préfecture, précisément parce qu’il respecte la démarche unitaire du collectif sur son blog et parce qu’il a personnellement contribué à faire signer la pétition. Nous lui conservons de ce fait tout notre respect,
Sans modification rapide de la page web incriminé, indiquant le lien vers le site T’AIR-EAU94 et vers notre pétition initiale (on peut en signer deux), nous serons forcé de conclure à une simple opération de récupération politique voire à une manoeuvre d’affaiblissement du mouvement citoyen contre l’usine Eiffage.Nous en informerons alors les membres du collectif.
Cordialement,

Claude GRASLAND

Réponse de Sylvain Berrios au collectif T’AIR-EAU94  (5 avril, 11h14)

Tout d’abord avec Catherine Juan nous avons reçu un mail d’invitation à la réunion en préfecture et nous vous avons informé par retour de mail que nous serions présents.  Ensuite devant le parvis la préfecture, nous vous avons indiqué que nous ne souhaitions pas assister au RDV et c’est le collectif qui a souhaité notre présence et informé l’autorité préfectorale. La ville de Saint-Maur est la seule collectivité qui a dès l’origine pris une position défavorable à l’implantation de la centrale d’enrobage, bien avant que le collectif ne se constitue. Nous ignorons par ailleurs quelles actions le collectif a entamé auprès des autres collectivités.  C’est la prise de position initiale, dès 2010, qui permet à la ville de Saint-Maur aujourd’hui d’agir et d’envisager tous les recours possibles. Le collectif nous indiqué qu’il ne donnerait pas de suite devant les tribunaux. Dès lors nous demandons aux Saint-Mauriens de soutenir les actions municipales que le collectif ne peut pas conduire. Nous prenons note enfin que notre action de vous inspire pas le respect.  Pourtant la ville de Saint-Maur n’a pas varié un instant depuis 2 ans de position et il est regrettable que le Collectif fasse le choix de l’affrontement avec la ville plutôt que de la complémentarité. Je crains que cela n’affaiblisse votre action pourtant légitime et pertinente.

Bien à vous,
Sylvain Berrios
www.berrios.fr
Conseil général du Val-de-Marne
Maire-adjoint de Saint-Maur-des-Fossés

Réponse du collectif T’AIR-EAU94  à la réponse de Sylvain Berrios (5 avril, 19h35)

Monsieur,

 Je n’ai pas l’intention de développer une polémique qui ne ferait qu’affaiblir la mobilisation, aussi je me contenterai de publier in extenso le présent échange de courrier dimanche prochain dans la rubrique « Débat Politique – position de la mairie de Saint-Maur ».J’ai confiance dans le discernement des 5000 citoyens qui ont signé la pétition du collectif T’AIR-EAU94 et je pense que la majorité d’entre eux n’apprécieront guère le fait que :

 1) Vous ne mentionniez à aucun moment le collectif T’AIR-EAU 94 sur le site de la mairie de Saint-Maur

2) Vous proposiez une nouvelle pétition sans mentionner celle qui est en cours et sans reprendre ce qui en constitue le mot d’ordre principal : l’arrêt de la central Eiffage tant qu’une enquête publique nouvelle n’aura pas été relancée.

Cordialement,

 Claude Grasland


Pour un recours contre l’arrêté d’exploitation de l’usine de  bitume : continuons la mobilisation !

Le 5 avril, le conseil municipal de Saint Maur a autorisé M. le Maire à ester en justice sur le dossier Eiffage, si les garanties demandées au Préfet par la municipalité ne sont pas satisfaites.

Assurons-nous que nos élus vont bien saisir le Tribunal administratif (date butoir juin 2012) car l’ arrêté du sous-préfet tarde à arriver.

Tous à la réunion Elus / Habitants des Mûriers et de La Varenne, le jeudi 12 avril à 20h A l’école Michelet

Rejoignez le collectif T’AIR-EAU 94 et signez la pétition sur : http://www.taireau94.wordpress.com

HAUT LES COEURS !

Pour trouver du courage il faut 

-accepter d’ être découragé

-accepter d’ avoir peur

-a-gir (le courage, c’ est comme un muscle, il faut l’ exercer pour l’ entretenir)

-re-com-men-cer

-bien choisir sa cause.

Parmi ceux qui lisent ceci, la majorité a déjà choisi de lutter pour la vie. Ils ont donc le cinquième item de validé.

Vous pouvez aussi aller lire ceci, qui a été traduit par André Maurois en 1918 …. en changeant éventuellement le dernier vers par : Quelqu’ un de bien, ma fille ?

 

Sylvie Grasland-Deslot

Poison d’avril : du goudron et des plumes …

Affiche  représentant l’application du goudron et des plumes au commissaire enquêteur X***   après la célèbre publication de son rapport favorable à l’ouverture de l’usine E*** dans le Port Autonome de B*** .  Ses tortionnaires versèrent également de l’eau de la Marne dans sa gorge, comme le montre la gravure. Noter la corde suspendue à l’arbre de la liberté et le décret préfectoral  affiché à l’envers.

« Le supplice du goudron et des plumes (anglais: Tarring and feathering) est un châtiment corporel, qui remonte au moins à l’époque des Croisades. Héritage d’une justice féodale, officielle ou non, d’abord appliqué en Europe et au sein de ses colonies, puis au début des temps modernes aux États-Unis, notamment au Far West, il fut exécuté en général par une foule vengeresse, comme le lynchage. »

« Le goudron, utilisé par l’industrie balbutiante de l’époque, et les plumes issues des élevages de gallinacés se trouvaient alors en abondance. Lors d’une scène typique d’utilisation du goudron et des plumes, le sujet de la vindicte populaire était dévêtu jusqu’à la taille. Du goudron chaud était alors soit versé, soit appliqué au pinceau sur la personne tandis qu’on l’immobilisait. Ensuite, soit l’on jetait des plumes sur la victime, soit on la roulait dans une pile de plumes de façon à ce que ces dernières adhèrent au goudron collant. Il n’était pas rare d’exhiber la victime au cours d’une parade dans la ville. Les plumes collaient au goudron pendant plusieurs jours, rendant évidente et durable l’infamie de la personne. »

« Le but de ce supplice était à la fois la blessure physique et morale, humiliant le supplicié suffisamment pour lui faire quitter la ville et le dissuader d’y causer des troubles. Cette pratique ne constitua jamais une punition officielle aux États-Unis, mais plutôt une forme d’auto-justice. Il y eut en outre des cas d’usage du goudron et des plumes en Irlande du Nord, au cours du conflit nord-irlandais. En ces derniers cas, le personnel médical put s’occuper rapidement et efficacement des victimes. »

Source : Wikipedia-France, « Supplice du goudron et des plumes ».

SAINT-MAUR : Prochains rendez-vous 3 et 5 avril au soir

Les dernières nouvelles :

rendez-vous mardi 3 avril à 20h en salle des fêtes de l’ hôtel de ville de SAINT-MAUR : l’ objectif : dresser le bilan des actions de la ville en matière de biodiversité. On pourrait y parler d’ Eiffage…

Jeudi 5 avril :  conseil municipal à Saint-Maur. Le collectif T’ air-eau 94 a prévu de venir AVANT la tenue du conseil afin de rappeler à tous les élus de Saint-Maur qu’ il est possible à la municipalité d’ attaquer l’ autorisation préfectorale devant le tribunal administratif.

En serez-vous ?

Pétition : 4500 signatures contre la centrale Eiffage

L’échec patent de la réunion en préfecture n’a pas démobilisé les membres du collectif T’AIR-EAU 94, bien au contraire. En deux semaines, ce sont 1000 signatures de plus qui sont venues s’ajouter aux 3500 remises à Monsieur le Préfet du Val-de-Marne.

Avec 563 signatures de plus en deux semaines, c’est désormais Saint-Maur-des-Fossés qui prend logiquement la tête du palmarès des communes les plus mobilisées (1824 signatures), devant Sucy-en-Brie (1481 signatures) et Bonneuil (224 Signatures). Rappelons que ces volumes respectifs de signatures sont conformes aux nombres d’habitants localisés à proximité de la centrale dans un rayon de 1 ou 2 kilomètres : il n’ y a pas de hasard.

De ce point de vue, il est intéressant d’observer que les 3 communes suivantes sont désormais Ormesson (84 signatures), Créteil (73 signatures) et Chennevières (68 signature) c’est-à-dire précisément celles qui étaient concernées aussi par l’enquête d’utilité publique. Les élus  de Chennevières et de Créteil qui ont votés en faveur de l’implantation de la centrale feraient bien de réexaminer le dossier avant que les électeurs ne se rappellent à leur bon souvenir.

En d’autres termes, la pétition fait désormais office de substitut à l’enquête d’utilité publique qui n’a pas eu lieu en décembre 2010. Mais avec tout de même 4500 avis soit 1500 fois plus que les 3 personnes qui avaient rempli le registre …