Poison d’avril : du goudron et des plumes …

Affiche  représentant l’application du goudron et des plumes au commissaire enquêteur X***   après la célèbre publication de son rapport favorable à l’ouverture de l’usine E*** dans le Port Autonome de B*** .  Ses tortionnaires versèrent également de l’eau de la Marne dans sa gorge, comme le montre la gravure. Noter la corde suspendue à l’arbre de la liberté et le décret préfectoral  affiché à l’envers.

« Le supplice du goudron et des plumes (anglais: Tarring and feathering) est un châtiment corporel, qui remonte au moins à l’époque des Croisades. Héritage d’une justice féodale, officielle ou non, d’abord appliqué en Europe et au sein de ses colonies, puis au début des temps modernes aux États-Unis, notamment au Far West, il fut exécuté en général par une foule vengeresse, comme le lynchage. »

« Le goudron, utilisé par l’industrie balbutiante de l’époque, et les plumes issues des élevages de gallinacés se trouvaient alors en abondance. Lors d’une scène typique d’utilisation du goudron et des plumes, le sujet de la vindicte populaire était dévêtu jusqu’à la taille. Du goudron chaud était alors soit versé, soit appliqué au pinceau sur la personne tandis qu’on l’immobilisait. Ensuite, soit l’on jetait des plumes sur la victime, soit on la roulait dans une pile de plumes de façon à ce que ces dernières adhèrent au goudron collant. Il n’était pas rare d’exhiber la victime au cours d’une parade dans la ville. Les plumes collaient au goudron pendant plusieurs jours, rendant évidente et durable l’infamie de la personne. »

« Le but de ce supplice était à la fois la blessure physique et morale, humiliant le supplicié suffisamment pour lui faire quitter la ville et le dissuader d’y causer des troubles. Cette pratique ne constitua jamais une punition officielle aux États-Unis, mais plutôt une forme d’auto-justice. Il y eut en outre des cas d’usage du goudron et des plumes en Irlande du Nord, au cours du conflit nord-irlandais. En ces derniers cas, le personnel médical put s’occuper rapidement et efficacement des victimes. »

Source : Wikipedia-France, « Supplice du goudron et des plumes ».

1 commentaire

  1. Savez-vous qu’en fin de construction d’un ouvrage, lors des travaux extérieurs de mise en œuvre du bitume (parking, voirie,), il y a une sorte de repas de fin de chantier nommé le « gigot bitume ». Il paraît que c’est bon et que cela n’a pas l’odeur du bitume!!!! Le gigot est enveloppé dans du papier alu et trempé pendant plusieurs heures dans le bitume!!
    Eiffage tentera peut-être d’ouvrir un resto gigot bitume, quand le collectif aura eu gain de cause!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s