Place de Molènes morte : BMSE rassemble 200 manifestants contre l’usine Eiffage

L’opération « Place de Molènes morte » organisée par la nouvelle association Boucle de la Marne Santé Environnement (http://www.bmse.fr/) a rassemblé  200 participants selon le « Parisien ». Revue des principales images ou informations disponibles sur le web.

Compte rendu du « Parisien » du 7 Octobre 2012 (cliquer ici)

Près de deux cents personnes étaient présentes, hier matin, au « dying » organisé place des Molènes, à Saint-Maur. Cette manifestation, organisée par l’association Boucle de la Marne Santé-Environnement, était destinée à attirer l’attention sur les « fumées toxiques » dégagées, selon les manifestants, par l’usine Eiffage de Bonneuil. Les participants se sont couchés au sol, tout de noir vêtus. Certains arboraient une croix blanche dans le dos ou un masque à gaz.

(c) Le Parisien

Compte rendu de 94.Citoyens (Cliquer ici)

« Dying public et nouvelle association pour lutter contre l’usine de bitume

Publié le 6 octobre 2012 par C.Dubois           

 Entre 150 et 200 habitants habillés de noir se sont allongés sur la place des Molènes de Saint Maur des fossés ce samedi matin pour protester contre la pollution dégagée par la nouvelle usine de bitume et gravillons Eiffage du port de Bonneuil, supportés par quelques élus de la ville. Une action symbolique destinée à relancer la mobilisation sur un dossier qui promet d’être long.

Retour sur une mobilisation de plusieurs mois

 Après le lancement début 2012 d’une pétition qui a recueilli à ce jour près de 10 000 signatures, et de deux recours au tribunal administratif contre l’arrêté préfectoral d’autorisation d’exploiter de l’usine, déposés respectivement par un collectif d’habitants et par la mairie, les lignes ont peu bougé.

 Les recours en référé suspension (il s’agit de recours d’urgence en attendant le jugement sur le fond, qui peuvent faire suspendre l’activité de l’usine en attendant le jugement, uniquement si le caractère d’urgence est reconnu) ont été rejetés en début d’été et la mairie de Saint Maur a décidé de se pourvoir en cassation. Les recours sur le fond suivent leur cours mais il s’agit de procédures très longues qui prennent souvent plusieurs années.

 En parallèle, le préfet du Val de Marne, Pierre Dartout, a ordonné courant juillet au groupe Eiffage de procéder à la surveillance des émissions olfactives de l’usine en faisant appel à un organisme indépendant pour les mesures. (voir article) Cet audit devant éventuellement donner lieu à un plan d’actions correctives. « Ces études ont été réalisées et doivent être communiquées au public mais nous rencontrons systématiquement des difficultés à obtenir les documents« , indique Stéphane Hélière, mandataire des requérants dans le cadre de l’action en justice engagée contre l’autorisation d’exploiter.

 Création d’une association pour porter la mobilisation

 Afin de prolonger la mobilisation des habitants sur le long terme, un certain nombre de membres du collectif ont décidé de se structurer en association afin d’être plus précisément identifiable par l’ensemble des protagonistes et aussi pour rationaliser le processus de décision. Une évolution qui s’inscrit sur fond  de désaccord dans la manière d’agir entre certains membres du collectif Tair’Eau 94 à l’origine de la mobilisation. Cette nouvelle association, baptisée BMSE, Boucle de la Marne Santé Environnement, devrait se constituer dans le courant du mois d’octobre.

 Rappel du conflit

 Depuis le début de l’été,  une usine de bitume et gravillons de la société Eiffage Travaux Public, installée sur le port de Bonneuil à quelques distances d’une autre usine de bitume exploitée par la SPME depuis de longues années, dégage des fumées qui incommodent des habitants du secteur. Ces derniers se plaignent également de nuisances sonores. La mobilisation des riverains avait néanmoins démarré dès avant la mise en service de l’usine. Ces derniers s’inquiétaient du carburant utilisé dans la fabrication des asphaltes et du bitume  : la lignite, un charbon polluant qui libère deux fois plus de CO2 que le gaz, mais aussi des poussières,  du NO2 (dioxyde d’Azote) et du SO2 (dioxyde de soufre), à l’origine de pluies acides. C’est dans ce contexte qu’un collectif d’habitants ainsi que la mairie de Saint Maur des Fossés ont déposé un recours en justice contre l’autorisation préfectorale de fonctionnement de l’usine accordée par la préfecture. L’usine avait en effet besoin d’une autorisation car elle fait partie des ICPE (Installations classées pour la protection de l’environnement).

 De leur côté, les défenseurs de l’usine (Eiffage, préfecture) rappellent que toutes les normes ont été respectées pour disposer de l’arrêté préfectoral et qu’il n’y a donc pas de raison de le remettre en question. Ils défendent également l’intérêt économique du projet.

(c) C. Dubois, 94.Citoyens

Video postée sur Youtube par « DanyWarny » pour l’association BMSE (cliquer ici)

Le Parisien, Edition Val de Marne, 8 Octobre 2012

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