CARTE DE VŒUX 2015 : Bonne santé aux 15 écoles, 11 crèches, 8 maison de retraites et 4 centres de santé situés à moins de 2 km d’Eiffage !

A 10 jours de la fin de l’enquête publique, nous avons pu constater une mobilisation exceptionnelle de la population. Entre les témoignages directs et les courriers, c’est pas moins de 6 cahiers d’enquête qui ont déjà été remplis, sans compter les envois groupés de lettres par les parents d’élèves des écoles qui figurent dans des dossiers séparés. 200, 300, 400 témoignages ? Peu importe le décompte, il faut continuer à se mobiliser jusqu’au dernier jour et continuer à remplir le registre, écrire des courriers et surtout procéder à des signatures groupées dans les écoles, les maisons de retraites, les crèches. Pour vous aider à mobiliser, voici une carte et un tableau issus du dossier d’enquête (partie C, pp. 59-60) qui donne la liste des implantation sensibles avec la distance à l’usine. Ce document à soit seul est accablant … mais il le sera davantage si dans chaque établissement concerné les habitants se mobilisent. Meilleurs vœux de bonne santé 2015 !

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Tous ensembles contre le bitume : appel pour une action commune à Metz le 7 juin 2014

Les membres du collectif T’AIR-EAU94 sont invités à rejoindre les autres collectifs anti-bitume pour une manifestation commune à Metz le 7 juin 2014. L’invitation vaut également pour tous les mouvements engagés dans la lutte contre l’usine Eiffage de Bonneuil. Nos collègues de Metz cherchent des personnes motivées et disposant d’un peu de temps pour monter l’événement et préparer le site web. N’hésitez pas à vous engager car c’est par l’action collective sur la France entière que l’on pourra lutter le plus efficacement.

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Enquête d’utilité publique RN406 : dites non à une pollution supplémentaire !

Nous avions alerté les lecteurs de ce blog dans un article paru le 16 juin 2012 (Le prolongement de la RN 406 un dossier de concertation tres instructif) : l’installation de l’Usine Eiffage est indissociable d’un renforcement annoncé de la circulation des camions et de la pollution aérienne. Si l’usine tourne encore au ralenti actuellement, c’est parce qu’il demeure difficile d’évacuer les enrobés. C’est pour la même raison que les terrains entourant la centrale Eiffage demeurent inoccupés. Mais patience, dès que la RN 406 sera installée, la production des enrobés va monter en charge et il serait bien étonnant qu’on ne voit pas arriver dans les terrains environnant quelque cimenterie ou autres installations de travaux publics. 

A) Une Enquête Publique en plein coeur de l’été, ça ne vous rappelle rien ?

Les mairies de Sucy et de Bonneuil ont pris cette fois-ci grand soin de placarder l’avis d’enquête sur de larges affiches A3 de couleur jaune-orange. On ne pourra donc pas dire qu’on ne savait pas …  Le seul problème est évidemment que le commissaire enquêteur ne peut pas venir en dehors des jours de travail (quel dommage !). Aucun samedi matin, comme par hasard. Et bien sûr des dates situées pour la plupart fin juin ou en juillet, au moment où les citoyens épuisés par une année de travail ont autre chose en tête que la lecture de volumineux dossiers. Bref, on nous rejoue le même numéro que pour l’enquête Publique qui avait abouti à l’autorisation de l’installation de l’usine Eiffage.

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B) Mais cette route ne va-t-elle pas désengorger Bonneuil et Saint-Maur (tant pis pour Sucy …) ?

Toute la malice du projet réside dans la division qu’elle ne va pas manquer d’instaurer entre les habitants des trois communes. Comme nous l’avons montré dans l’article consacré à la RN 406, les premiers éléments d’analyse peuvent donner à penser que c’est Sucy-en-Brie qui souffrirait le plus de la conjonction de l’usine Eiffage et du prolongement de la RN406. Cette prolongation aurait en revanche des effets à première vue positifs pour les autres communes, notamment à Bonneuil puisque cela réduirait le trafic traversant actuellement la ville. La maire de Bonneuil ne fait d’ailleurs pas mystère de on soutien au projet, à travers une vidéo publiée sur son site:

http://www.ville-bonneuil.fr/tous-les-films/voir-un-film/video/456/

La mairie de Saint-Maur espère également faire baisser le trafic de camions  ou au moins faciliter la traversée des ponts.

Mais les habitants de Saint-Maur et Bonneuil auraient tords  de se désolidariser du sort de leur voisins orientaux car tôt ou tard ils seraient rattrapés par les congestions de trafic induites par la saturation des portes de Sucy. On verrait certainement des flux nouveaux passer par le Pont de Chennevières ou par Boissy et le moment ne serait pas loin où surgirait le spectre de la relance de nouvelles autoroutes pour réguler le trafic qu’aura en pratique engendré le prolongement de la RN406.

Les documents décrivant la situation actuelle des transports montrent de nombreux goulets d’étranglement dans le Port de Bonneuil et ses abords immédiats lors des heures de pointes du matin et du soir. On repère en particulier les bouchons localisés à l’entrée de Sucy-en-Brie et sur les accès du Pont de Bonneuil. Le prolongement de la RN406 est-il de nature à réduire ces engorgements ? Surtout si on tient compte des 40 à 150 camions supplémentaires que pourrait générer l’usine Eiffage ?

La réponse est pour le moins incertaine, comme le montrent les cartes de simulation du trafic des véhicules de tourisme et des poids lourds dans la variante 4 du tracé

Les cartes de prévisions  montrent toutes une diminution du trafic sur l’axe reliant Saint-Maur à Bonneuil puisque l’évacuation principale se ferait désormais par la nouvelle route. Mais on peut prévoir de sérieuses difficultés au carrefour qui relie les deux moitiés du Port. Et surtout on note un accroissement prévisible très fort du trafic dirigé vers Sucy-en-Brie et Ormesson, surtout dans les variantes du tracé qui prévoient un carrefour au niveau de la zone industrielle des Petits Carreaux. On notera enfin que les prévisions de trafic poids lourd au sortir du Port de Bonneuil sont manifestement sous-estimées (100 pour l’heure de pointe du matin et 60 pour l’heure de pointe du soir). L’usine Eiffage renforcerait à coup sûr la congestion du trafic le matin au moment où elle commencerait à livrer le bitume produit la nuit. Et l’arrivée possible d’autres usines de BTP dans le triangle où se situe Eiffage ferait rapidement virer la situation au cauchemar.

Répétons-le encore une fois, l’aménagement du Port de Bonneuil est l’affaire de toutes les communes voisines et l’autonomie des Ports de Paris doit être limitée lorsqu’elle aboutit à des décisions désastreuses sur le plan économique, social et environnemental. Tout en continuant à se battre pieds à pieds pour la fermeture de l’usine Eiffage, nous devons également préparer l’avenir en demandant :

  • une révision du plan d’occupation des sols du Port de Bonneuil
  • l’installation d’une station AIRPARIF permanente
  • une association systématique des trois communes voisines aux décisions du Port Autonome
  • un plan de transport dépassant les limites des intercommunalités actuelles.

C) La RN 406 c’est « l’autoroute Eiffage » … et la porte ouverte à de nouvelles installations polluantes.

Sans entrer dans le détail des variantes du tracé qui sont approximativement les mêmes (les différences concernent uniquement le nombre de voie et la gestion des croisements), on peut voir sur la carte ci-dessous que le prolongement de la RN406 aboutit exactement à l’usine Eiffage non sans avoir traversé une partie des terrains de sports. Il s’agit d’un tracé pour le moins étonnant si l’on garde en tête que les entreprises nécessitant des transports lourds par camion sont plutôt localisées dans la partie ouest du Port. On ne semble guère s’interroger sur les flux qui vont traverser le Port d’Ouest en Est pour rejoindre le nouveau débouché prévu rue du moulin-bateau, exactement à la sortie de l’usine Eiffage …

Si l’on en croît le document étonnant fourni dans le dossier de concertation, l’usine Eiffage se situerait au coeur d’une zone vouée aux activités « BTP-Logistique » (triangle violet). Comme nous le savons, il reste un vaste terrain vide autour de l’usine Eiffage et ce document suggère que d’autres usines équivalentes de BTP pourraient arriver dans les années à venir… Nous avons déjà deux usines d’enrobés dans le Port, qui dit que nus n’aurons pas aussi bientôt deux cimenteries ! Le choix des activités de type purement logistique est certes compréhensible, à l’instar des dépôts comme France Boisson,   pour tenir compte de la présence simultanée de la voie d’eau (darses), du rail (triage ferroviaire) et de la route (le prolongement de la RN406). Mais on ne voit vraiment pas bien l’intérêt d’installer ici des industries BTP polluantes comme la centrale d’enrobés Eiffage ou des cimenteries.  Car les terrains situés immédiatement autour de ce fameux triangle violet sont dédiés à de la micro-entreprise et petites activités (zone bleue au Nord) ou à des éco-activités (zone bleue à l’est) voire à un espace naturel et de loisir (triangle vert). Ce document confirme l’absurdité du choix d’une implantation polluante dans cette partie du Port qui devrait être uniquement dédiée à la logistique. Il faut impérativement demander une révision du plan d’occupation du sol du Port de Bonneuil si l’on ne veut pas voir resurgir prochainement de nouvelles usines du type Eiffage !

D) Que faire ? participer à l’enquête d’utilité publique et alerter l’opinion.

La pollution aérienne, qu’elle soit issue de dioxyde d’azote, de particules ou de benzène forme un tout. Les pollutions issues des usines de type Eiffage et celles issues de la circulation automobile se renforcent mutuellement (http://respireleperiph.over-blog.com/page-2024182.html). Il serait absurde de se concentrer sur la seule fermeture de l’usine Eiffage si dans le même temps on laisse se renforcer la pollution liée aux transports de véhicule (fort riche en benzène !).

La seule option viable pour les habitants des trois communes est de demander un moratoire sur la construction de la RN 406, tant que le schéma d’aménagement du Port de Bonneuil n’aura pas été modifié et que ses normes environnementales ne seront pas au moins alignées sur celles du Port de Gennevilliers (Cf. pour une pétition sur les normes environnementales du Port de Bonneuil ).

Ceux qui soutiennent aujourd’hui la construction de la RN 406 auront des comptes à rendre à nos enfants !

Claude GRASLAND

BILAN FINAL DE LA PETITION: 9400 signataires dont plus de 5000 riverains

Nous publions aujourd’hui pour la dernière fois les résultats de la pétition lancée en janvier 2012 par le collectif T’AIR-EAU94. Le texte de la pétition est en effet aujourd’hui obsolète puisque l’usine Eiffage a commencé à fonctionner et que le référé a été rejeté. Il n’en demeure pas mois intéressant de faire le bilan définitif de cette pétition pour la verser comme argumentaire au dossier commun de tous les opposants à la centrale Eiffage.

A. Les 1400 dernières signatures

L’ouverture de l’usine Eiffage aurait dû entraîner l’arrêt immédiat de la pétition, dans la mesure où celle-ci portait sur l’arrêt de la construction de l’usine Eiffage. Mais il y a eu encore plus d’un millier de signataire qui ont utilisé la pétition comme moyen d’exprimer leur désaccord. Il s’agit pour la moitié  d’entre-eux de riverains de Saint-Maur, Sucy et Bonneuil qui ont continué à collecter des signatures papier. Mais on trouve également une autre moitié d’habitants du Val de Marne et du reste de la France qui ont apporté leur soutien en utilisant plutôt les pétitions électroniques. Au final, même si le seuil symbolique des 10000 signatures n’a pas été franchi, on retiendra surtout l’extraordinaire mobilisation des trois communes riveraines qui totalisent plus de 5000 signatures !

B. L’histoire de la pétition et du collectif T’Air-Eau94 de janvier à septembre 2012

Le diagramme ci-dessus montre l’histoire de la collecte des signature contre l’usine Eiffage depuis le début de l’année 2012. Il offre un raccourci saisissant de l’histoire du Collectif T’AIR-EAU94 et, plus généralement, de la diffusion de la mobilisation contre l’usine Eiffage:

  • En Janvier-février, le mouvement de mobilisation part en flèche sur Sucy-en-Brie qui demeure nettement majoritaire en termes de signature. Mais la mairie de cette commune fait obstacle à la mobilisation par tous les moyens, notamment en refusant de fournir une salle de réunion.
  • En Mars-Avril, le relais est pris par Saint-Maur-des-Fossés où le groupe militant de l’école des Mûriers réussi progressivement à toucher l’ensemble de la ville. Cette fois-ci le mouvement est soutenu par la mairie qui offre une salle et tente au passage de récupérer le mouvement à son profit. Très rapidement les signatures de Saint-Maur dépassent celles de Sucy et le mouvement des requérants en justice se met en place sur cette commune.
  • En Mai-Juin, le mouvement s diffuse un peu vers les communes voisines mais aussi et surtout vers le Val-de-Marne et le reste de la France, grâce à la mise en place de la pétition cyberacteurs. La grande manifestation unitaire  contribue à populariser le mouvement dans la presse et les médias.
  • En Juillet-Septembre, les signatures s’arrêtent progressivement en raison des grandes vacances mais surtout de l’ouverture officielle de l’usine qui rend désormais vain l’objet de la pétition. Le mouvement de mobilisation issu du collectif T’AIR-EAU94 se divise en deux branches poursuivant le même objectif de fermeture de l’usine Eiffage mais avec des moyens différents.

C) Un réseau de citoyen à mobiliser pour les actions futures ?

Malgré les différences d’options qui sont apparues à partir du mois de juin entre les militants, la pétition T’AIR-EAU94 est le bien commun de tous les militants qui ont contribué à la diffuser et la faire signer au fil des mois. Elle n’est la propriété de personne si ce n’est des 9400 signataires qui se sont engagés et c’est à eux seul de décider de l’usage qui pourra en être fait :

  • pour soutenir l’action du Défenseur des droits : nous allons transmettre la totalité des signatures à ce dernier pour appuyer la demande d’intervention auprès du préfet.
  • pour soutenir l’action des requérants en justice : nous allons également remettre aux avocats l’ensemble des pièces disponibles, y compris les documents originaux si cela est utile.
  • pour faciliter la naissance d’une ou plusieurs associations : chacune pouvant utiliser les listes de noms présentes dans les diverses pétitions pour contacter les personnes qui se sont reconnues dans la lutte contre l’usine Eiffage.
  • pour préparer de nouvelles pétitions : qu’elles portent sur la seule demande de fermeture de l’usine Eiffage ou plus généralement sur la qualité de l’environnement aux alentours du Port de Bonneuil (e.g. demande de l’installation d’un capteur AIRPARIF dans le Port), les futures pétitions seront d’autant plus efficaces et rapide à mettre en oeuvre qu’elles pourront s’appuyer sur le réseau constitué.

Bref, c’est désormais à tous les « enfants du collectif » de faire fructifier l’héritage de cette pétition qui a été un événement citoyen exceptionnel et qui constitue le germe de combats futurs pour la qualité de la Terre, l’Air et l’Eau dans le Val de Marne !

 

Claude GRASLAND

Membre fondateur du Collectif T’AIR-EAU94 et 1er signataire de la pétition.

 

 

Annexe : Ensemble des fichiers de signature de la pétition.

1. Pétitions électroniques (4998 signatures en deux fichiers XLS)

CyberActeur (2786 signatures classées par département)

Petition Publique (2212 signatures classées par code postal)

2. Pétitions papier (4390 signatures sur 325 pages réparties en fichiers PDF)

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petition_38_60 (ATTENTION : ce fichier a été scanné par erreur en très haute résolution et fait 11 Mo au lieu de 1 à 2 Mo pour les autres)

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8000 signatures contre l’usine Eiffage de Bonneuil : le mouvement de soutien s’étend en France et à l’international

Oui, vous avez bien lu, c’est désormais plus de 8000 signataires qui demandent l’arrêt de la centrale d’enrobés à chaud Eiffage de Bonneuil. Et le mouvement de solidarité s’étend en France et même en Europe contre ce qui est en passe de devenir un symbole d’injustice et de développement non durable. Plus que jamais il faut continuer à faire signer la pétition, non seulement localement mais aussi partout en France et à l’étranger. Jusqu’à ce que la société Eiffage comprenne que le coût en terme d’image de l’entreprise va dépasser les bénéfices escomptés.

  • Dans les communes riveraines, la progression demeure importante à Saint-Maur qui atteint désormais 2720 signataires (+20%). On assiste également à une certaine reprise du mouvement à Bonneuil qui franchit la barre des 250 signatures (+14%).  La progression semble en revanche stoppée à Sucy-en-Brie qui a tout de même totalisé plus de 1600 signatures ce qui est comparable à Saint-Maur si on rapporte à la population des communes. Le sabotage organisé par la mairie de Sucy-en-Brie (toujours pas de réponse à notre demande de salle de réunion) semble porter ses fruits … pour l’instant !
  • Dans le reste de la France, la progression remarquable est évidemment le fruit de l’ouverture de la pétition cyberacteur qui a apporté plus de 2000 signatures en moins d’un mois. Cette nouvelle pétition  a contribué à faire connaître bien au delà de l’Ile de France le caractère scandaleux de l’implantation Eiffage de Bonneuil. Pour ainsi dire tous les départements français ont contribué à la signature de la pétition ce qui devrait faire réfléchir la société Eiffage dont les marchés ne se limitent pas aux centrales d’enrobés à chaud.
  • En dehors de France, enfin, nous avons récolté 60 premières signatures, venues pour l’essentiel de pays voisins (Belgique, Pays-Bas, Suisse, Luxembourg, Allemagne, Italie) mais aussi parfois plus éloignés (Canada, Pérou). Là encore, il faut accélérer le mouvement et faire jouer nos relais à l’étranger pour accroître le mouvement de signature. La société Eiffage est une multinationale qui n’a guère intérêt à voir son image terni par une action particulièrement nuisible pour les habitants de son pays d’origine.

Ouverture d’une pétition de soutien pour les non-riverains : déjà 1424 signatures

L’une des membres du collectif T’AIR-EAU94 a pris l’initiative d’ouvrir une nouvelle pétition sur le site internet cyberacteurs, afin d’informer et mobiliser au delà du périmètre immédiat des communes concernées. Il est en effet important de faire connaître au delà du Val-de-Marne les pratiques de la société Eiffage et d’élargir le cercle de citoyens mobilisés pour nous soutenir. Il convient toutefois de ne pas mélanger les deux types de signatures en suivant le mode d’emploi suivant :

Riverains  de la centrale et communes situées dans le Val de Marne

Utilisez de préférence la pétition initiale sur pétition publique ou bien les formulaires papier qui sont les plus efficaces en terme d’information.

Citoyens soutenant le mouvement mais habitant hors du Val de Marne

Utilisez de préférence la  la pétition cyberacteurs.

Nous effectuerons désormais les comptages en distinguant les deux types de signatures. Il est en tous les cas réjouissant de constater qu’en moins de deux semaines, la pétition cyberacteur a récolté près de 1500 signatures venues de toute la France, qui s’ajoutent aux 5000 signatures essentiellement de riverains déjà collectées.

5000 signatures de riverains contre l’ouverture de l’usine Eiffage de Bonneuil

Malgré les élections et l’approche des vacances de Pâques, les militants du collectif T’AIR-EAU 94 ont poursuivi contre vents et marée la campagne de signature de la pétition auprès des riverains, ce qui nous permet d’annoncer aujourd’hui le chiffre de plus de 5000 signatures recueillies, pour l’essentiel dans les communes riveraines.

Soyons clairs, le nombre de signataires de la pétition ne devrait désormais plus beaucoup augmenter, puisque l’on voit que les taux de croissance sont de plus en plus faibles. Quand le mouvement de signature a démarré sur Saint-Maur il y a deux mois,  on frisait les 200% (triplement tous les 15 jours). Puis la croissance est tombée à 100%, 50% et finalement 25% au cours de la dernière période. Le même phénomène s’était produit avant à Sucy-en-Brie, où le mouvement avait démarré plus précocement.

Mais cela ne signifie pas que les riverains se désintéressent de l’ouverture de l’usine Eiffage, bien au contraire. Ce ralentissement montre  simplement que la grande majorité des habitants proches de la centrales ont été informés et ont fait connaître leur avis. La répartition des signatures  se calque désormais très exactement sur la répartition par commune des populations situées à moins de 1 ou 2 kilomètres de la centrale.

5000 riverains informés, conscients des enjeux et prêts à se mobiliser, voila qui devrait faire réfléchir à la fois le préfet du Val de Marne et la société Eiffage Travaux Publics, ainsi que les mairies des communes concernées. Nous réclamons plus que jamais une suspension de l’arrêté d’exploitation de l’usine Eiffage et une reprise à de l’enquête d’utilité publique permettant aux 5000 citoyens qui ont signé la pétition de donner leur avis sur l’installation. Nous exigeons aussi des mairies des communes riveraines la mise à disposition de salles de réunion pour organiser des débats entre habitants. Rappelons que la mairie de Sucy-en-Brie n’a toujours pas répondu à la demande de mise à disposition de salle qui lui a été adressée il y a une dizaine de jours. Et qu’à la différence de la mairie de Saint-Maur, elle ne semble pas avoir l’intention de se porter partie civile pour demander l’arrêt de l’installation.