COMETSAMBRE : Le commissaire enquêteur recommande la mise en place de capteurs aériens

Grâce à la forte mobilisation des riverains, relayée par l’association BMSE et le collectif T’AIR-EAU94, le commissaire enquêteur en charge de l’installation classée COMETSAMBRE a conclu son rapport en soulignant une fois de plus la nécessité de renforcer la surveillance du Port de Bonneuil. Cela passe à la fois par (1) la mise en place d’un capteur permanent de pollution aérienne, (2) la divulgation publique du schéma de développement du Port de Bonneuil et (3) l’amélioration de ce schéma via la mise en place d’un comité de surveillance auquel seraient associés les riverains et leurs associations. Ce sont les mêmes conclusions que celle du Commissaire enquêteur en charge de la prolongation de la RN 406. Qu’attends donc la préfecture pour imposer ces trois mesures ?

Extrait de la conclusion du rapport :

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Cliquez ici pour télécharger le rapport complet de l’enquête publique COMETSAMBRE

 

 

 

Une nouvelle installation classée dans le Port de Bonneuil ? Participez à l’enquête publique COMETSAMBRE !

Nous exigeons un moratoire sur l’autorisation de toute nouvelle installation classée dans le Port de Bonneuil, tant que celui-ci n’aura pas adopté un schéma de développement durable aussi rigoureux que celui du Port de Gennevilliers et ne sera pas doté de capteurs de pollution permanents et autonomes. L’enquête publique relative à la demande d’autorisation de l’installation classée COMETSAMBRE est l’occasion de se mobiliser pour rappeler une fois de plus aux autorités cette exigence minimale.

A) Le lancement d’une alerte par BMSE

C’est le site de l’association BMSE (http://www.bmse.fr) qui a signalé le premier l’impact possible de l’implantation COMETSAMBRE sur la qualité de l’air et de l’eau dans le Port de Bonneuil et ses environs. Nous renvoyons donc nos lecteurs, pour une première analyse des enjeux de cette IPCE,   au billet publié le 19 septembre 2013 (« Vous reprendrez bien un peu de poussière, non ? »).

L’ennui avec les dirigeants de BMSE, c’est qu’ils semblent mettre un point d’honneur à ignorer l’existence du présent blog  et ne nous ont pas prévenu directement de l’arrivée de cette implantation, faute de quoi nous aurions pu réagir plus vite que nous ne l’avons fait.  ll est par ailleurs dommage que cette association continue à se cantonner aux affaires intérieures de la Boucle de la Marne et ne se soit pas mobilisée lors des enquêtes publiques de l’usine Cartier ou de la RN406.  Le combat pour la qualité de la terre , de l’air et de l’eau dans les communes voisines du Port de Bonneuil ne réussira que si l’on dépasse les égoïsmes municipaux et si l’on accepte de se battre aussi pour ses voisins !

B) Approfondir le dossier pour avoir un réel impact sur l’enquête publique.

Le billet publié par BMSEcite en référence les trois documents suivants :

Mais il est nécessaire, si l’on veut participer efficacement à l’enquête publique, de consulter à l’avance le dossier d’étude d’impact qui est un document de plus de 150 pages déposé à la mairie de Bonneuil mais aussi accessible en ligne sur le site de la préfecture du Val de Marne :

Notre expérience de mobilisation sur le dossier de la RN406 (où le commissaire enquêteur a fini par reprendre l’idée d’un alignement des normes du Port de Bonneuil sur celle de Gennevilliers ainsi que la nécessaire implantation d’un capteur AIRPARIF) prouve que les avis de citoyens ne sont repris en compte dans les conclusions de l’enquête que s’ils sont très argumentés. Concrètement, il faut toujours être très précis et citer les pages du dossier de l’étude d’impact où l’on repère des erreurs, des incertitudes, des manipulations. C’est évidemment un travail minutieux que l’on ne peut pas faire sur place, en mairie, face à un énorme document papier. Il faut donc analyser chez soi le dossier d’étude d’impact puis préparer un document écrit argumenté que l’on imprimera et que l’on pourra déposer dans le registre. Il est intéressant de faire l’analyse à plusieurs (chacun étant pus spécialiste d’un domaine) puis de mobiliser du monde pour que chacun reprenne à sa manière les conclusions collectives. N’oubliez pas que l’avis d’une seule personne ne compte guère. Mais lorsque l’on est 20 ou 30 à répéter le même message, le commissaire enquêteur ne peut que reprendre l’avis dans ses conclusions.

C) Premiers éléments d’analyse du dossier (à compléter par les lecteurs du blog !)

Je livre ci-dessous quelques éléments suite à une lecture rapide du dossier. Je compléterai si possible au fil des jours (il reste jusqu’au 16 Octobre) mais je compte aussi sur les lecteurs du blog pour faire parvenir leurs propres expertises du document.

  • Une zone d’impact sur la santé discutable: l’étude sanitaire est à revoir

La première critique que l’on peut adresser au document concerne le périmètre d’étude des conséquences sur la santé, tel qu’il est défini dans les cartes produites aux pages 131 et 132 de l’étude d’impact :

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Commentaire de la carte p. 131 : Vous remarquerez que l’analyse de l’impact santé se borne à un cercle de rayon 1 km (rouge) tracé autour de l’implantation de Comet-Sambre (triangle vert). Il semblerait que cela soit légal (à vérifier par un lecteur juriste)… mais rien ne vous empêche en tant que citoyen de contester cette limite et de signaler la proximité des habitations de Sucy (dont les premières sont juste autour d’1 kilomètre) et de Saint-Maur (dont une partie est à coup sûr dans le rayon d’un kilomètre)

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Commentaire de la carte p. 132 : vous remarquez que l’étude se limite désormais uniquement à Bonneuil en oubliant les zones de Sucy et Saint-Maur situées dans le rayon de 1 kilomètre. De plus, les chiffres de population fournies datent du recensement de 1999 alors que les données par quartier IRIS sont disponibles pour 2008 et même 2010, sans parler des données population par grille de 200m de l’INSEE. A mon avis, nous avons là un sérieux motif d’annulation de l’étude d’impact sanitaire.

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Commentaire du tableau p. 136 : On voit que ce mauvais choix de périmètre géographique conduit à ne retenir dans l’étude d’impact que des cibles situées à Bonneuil. Or, l’école des Noyers à Sucy, les maisons de retraite de Saint-Maur, etc… devraient logiquement être ajoutées à l’analyse. Si nous sommes plusieurs à le signaler, je pense qu’on peut faire annuler l’étude d’impact de la DRIEE qui a été conduite par les même services qui avaient autorisé l’usine Eiffage.

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La conclusion du document (p.147, ci-dessus) doit donc impérativement être remise en cause sur la base des considérations précédentes. Il est inacceptable de ne se référer qu’à Bonneuil dans l’analyse des impacts. Je suggère d’ajouter dans vos critiques le fait qu’il n’y a pas eu de cahier d’enquêtes publiques à Sucy et Saint-Maur, alors qu’au moins un habitant de chaque ville se trouvait à moins de 1 km de la zone d’impact.

  • Une analyse des effets cumulées non sincère qui oublie Eiffage et la RN 406 !

L’une des principales failles du dossier est la non prise en compte des effets cumulées de cette implantation par rapport à l’usine Eiffage et au prolongement de la RN406. Comme vous pouvez le voir, les seules études de cumul concernent des projets mineurs à faible impact.

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Le choix des projets comparables (p. 123) ne doit évidemment rien au hasard et vise à démontrer de façon fallacieuse le caractère anodin du projet.

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Et la conclusion (p.125) est évidemment acquise d’avance …

Il est essentiel de rappeler que la nouvelle implantation va manipuler des poussières mais aussi des hydrocarbures (Cf. dossier) et faire circuler des poussières enrobées de dérivées HAP. Il faut insister là-dessus pour montrer que l’étude doit obligatoirement prendre en compte les effets cumulatifs avec les deux autres installations génératrices de poussière et de HAP : Eiffage et la RN406.

D) Mobilisez vous : il reste jusqu’au 16 Octobre pour remplir l’enquête publique !

Une fois que vous aurez complété votre analyse, vous pouvez aller déposer  vos observations sur le registre en mairie de Bonneuil au 7 rue d’Etienne d’Orves. D’après BMSE (j’ignore si c’est vrai) vous pouvez aussi transmettre ces observations par écrit au commissaire enquêteur. A mon avis, il est plus sûr d’aller remplir directement le registre, d’autant que cela vous permet de lire les avis des autres personnes et de reprendre ceux que vous jugez pertinents. Car rappelez vous : plus nous sommes nombreux à reprendre un argument, plus il y a de chance qu’il soit finalement repris par le commissaire enquêteur.

N’oubliez pas également que les conseils municipaux ou les partis politiques au niveau départemental peuvent prendre position sur le dossier et faire figurer leur avis dans le dossier d’enquête.

Claude GRASLAND

Rapport du Commissaire Enquêteur sur la RN406 : Il faut installer une station permanente de suivi de la qualité de l’air

La forte mobilisation des citoyens de Sucy-en-Brie et des membres du Collectif T’AIR-EAU94 au moment de l’enquête sur la RN406 a porté ses fruits : le commissaire enquêteur Pierre Farran, dont nous saluons l’honnêteté, a largement rendu compte des craintes exprimées et a en particulier fortement répercuté notre demande d’installation d’un capteur permanent de qualité de l’air dans le Port de Bonneuil, dont il fait une condition d’installation de la RN 406. Il appuie également fortement la demande de mise en place d’un schéma de développement durable du Port de Bonneuil, aligné sur celui de Gennevilliers. Espérons que ce rapport sera suivi d’effet. Et en tous les cas merci et bravo à tous ceux qui se sont mobilisés !

Consulter le rapport complet de 21 pages en cliquant ici ou lisez le résumé de 3 pages ci-dessous

 

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Pourquoi une autoroute (prolongation de la RN406) engendre inévitablement un autre autoroute (Rocade Est du Val de Marne)…

Critique des insuffisances l’analyse des reports de trafic poids lourds induite par le projet RN406 au départ du Port de Bonneuil –

Introduction

L’analyse du dossier d’enquête publique RN 406 démontre l’insuffisance criante de l’étude d’impact sur le trafic routier de la nouvelle infrastructure sur le trafic Poids Lourds au départ du Port de Bonneuil. Outre le fait que les données mobilisées pour faire l’état du trafic présent sont trop anciennes (2010), on constate une sous-estimation complète de l’impact des reports de trafic sur l’itinéraire Sucy-Ormesson et des risques de congestion et pollution.  En fait, comme le signale l’association « Agissons » de Chennevières,  tout porte à croire que le prolongement de la RN406 sera suivi inévitablement du raccordement autoroutier du Port de Bonneuil à l’autoroute A4, c’est à-dire le retour du vieux projet de Voie de Desserte Orientale (VDO) du Val de Marne…

On essaye aujourd’hui de nous rassurer en disant que les emprises de la VDO  sont réservées au projet Altival reliant par transport en commun Sucy à Villiers avec un simple boulevard urbain… Mais il est à craindre que celui-ci  se transforme bel et bien en autoroute à 4 voies sans transport en commun (http://www.agissons94.com/le-projet-municipal/une-nouvelle-route/). Voici en image à quoi ressemblerait ces deux projets bien différents au coeur des communes de Sucy et Chennevières :

On nous promet un boulevard urbain avec transport en commun (ALTIVAL)  …

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… mais on va se retrouver avec une autoroute polluante dédiée aux camions (le retour de la VDO) !

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Ne nous y trompons pas, cette question de l’utilisation des emprises de la VDO ne se posera pas à un horizon lointain (2030) mais bel et bien dans quelques années (2020). Car c’est précisément le petit segment en projet de RN406 qui va induire l’accroissement du trafic de camion dans le Port de Bonneuil et, inévitablement la saturation routière du Haut-Val-de-Marne et de l’axe Sucy-Chennevières-Ormesson. Toute résistance citoyenne à l’autoroute sera balayée, forçant les habitants de ce territoire a accepter le remplacement du transport en commun Altival par une belle autoroute à 4 ou 6 voies.

Il ne s’agit pas d’une fiction mais bel et bien de ce que prévoit l’étude d’impact de la RN406, si on prend la peine de la lire attentivement.

 1. Exemple d’analyse des stratégies des transporteurs

Le document d’enquête publique RN406 est fondée sur l’hypothèse d’une évacuation du transport de PL par le réseau d’état, grâce à la nouvelle connexion, ce qui correspond à l’itinéraire en noir sur la figure ci-dessous. On suppose que la nouvelle infrastructure permettrait de délester les transits par le réseau départemental ou communal (itinéraires en pointillés rouges).

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Or, tout porte à croire que cette hypothèse est fondamentalement erronée. Il suffit pour s’en convaincre d’analyser les stratégies possibles d’un transporteur qui réceptionne un conteneur au Port de Bonneuil pour l’envoyer vers l’est de la France (Strasbourg). Cet exemple est a priori logique puisque le Port de Bonneuil correspond à la remontée maximale des conteneurs par voie d’eau en provenance de la Basse-Seine.

La simulation réalisée en Annexe 1 avec Mappy montre qu’un camion de plus de 12 tonnes à 2 essieux partant un lundi matin aura besoin de 6h03 pour effectuer le transport par le réseau d’Etat et l’autoroute A4, avec un coût final de 256 euros. S’il décide au contraire d’emprunter la voirie communale et le réseau des routes nationales , le temps de parcours sera à peineplus long (6h20) mais la distance sera plus courte et surtout le coût total du transport ne sera plus que de 158 euros. Une économie de 100 euros représente donc une baisse de 40% des frais et un accroissement proportionnel des gains… Peut-on réellement penser qu’un tel calcul ne soit pas essentiel en période de crise et d’augmentation du coût des carburants ?

L’un des principaux arguments de la déclaration d’utilité publique est l’augmentation du trafic par voie d’eau. Mais on ne dispose d’aucun élément précis sur la destination finale des marchandises arrivées dans le Port de bonneuil par voie d’eau. Il devrait pourtant être facile de disposer par enquête auprès des entreprises d’une estimation des principales destinations des marchandises faisant l’objet d’un échange multimodal. Et dans ce cas là, on pourrait construire une simulation beaucoup plus exacte des reports de trafic de poids lourds.

2. Le modèle de simulation de trafic est fondé sur des données anciennes, incomplètes et irréalistes

Des données trop anciennes

Le document indique qu’ « Un modèle de simulation statique de trafic a été établi sur la base de comptages effectués en novembre 2010. » Il s’agit à l’évidence d’une date beaucoup trop ancienne car elle ne tient pas compte de l’arrivée de nouvelles implantations dans la zone d’étude qui ont modifié en profondeur le trafic. Signalons au moins deux éléments majeurs : (1) la montée en charge du TCSP qui modifie la circulation dans tout l’espace concerné par l’étude, notamment en rabattant du trafic de véhicule léger vers le nœuds multimodal désormais constitué par la gare de Sucy-Bonneuil ; (2) le démarrage de l’usine Eiffage qui ajoute un important trafic PL et qui n’est pourtant qu’au début de sa montée en charge.

Les mises à jour signalées p.305 ne sont pas fournies au public alors même qu’elles laissent prévoir des effets induits importants ( Pour estimer les éventuels écarts entre les capacités retenues et les capacités réelles observées depuis la mise en service du TCSP, des comptages ont été réalisées en Février 2012 en section courante sur la RD1 et la RD10. Dans l’ensemble, les capacités retenues dans le modèle de simulation pour les horizons prospectifs sont cohérents avec les valeurs de flux mesurés. Il est à noter que lors de la campagne de vérification il s’est avéré que le fonctionnement de certains carrefours pénalisait forte ment d’autres carrefours situés en amont du fait de remontées de file. Les capacités observables sur ces derniers étaient donc inférieures à leur capacité intrinsèque. p. 305)

Des données incomplètes

Le périmètre de mesure du trafic est trop étroit sur leplan géographique. Il ne tient pas compte des effets induits par le trafic de la zone d’étude par les communes environnantes de Boissy-Saint-Léger, Ormesson, Chennevières, Saint-Maur, Créteil et la plus grande partie de Sucy. Il faudrait au minimum doubler le rayon de l’espace analysé pour visualiser réellement les conséquences de la nouvelle implantation c’est-à-dire y ajouter la totalité des communes voisines de Sucy-en-Brie et Bonneuil-sur Marne. Ces dernières auraient d’ailleurs dûes être associées de droit à l’enquête publique.

Des simulations de trafic et d’infrastructure imprécises sur le plan chronologique

On considère comme acquis en 2020 ou 2030 des infrastructures qui ne sont même pas encore étudiées. En particulier, on postule l’existence en 2030 d’un boulevard urbain doublant l’infrastructure Altival. Or, ce projet fait l’objet de boulevard urbain nombreuses contestations dans les communes concernées. En réalité, le projet Altival risque d’être remplacé par une autoroute si le trafic induit par le Port de Bonneuil provoque dès 2020 une saturation complète des axes de Sucy-Ormesson (RD111) qui sont privilégiés par les camions.

3.  Malgré tout ces défauts, la simulation révèle une situation très préoccupante pour les habitants de la communauté de commune du Haut Val de Marne

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Ce document (p.309) montre que le projet d’infrastructure ne va en rien modifier la saturation des axes de traversée des communes du Haut-Val de Marne, et ceci même dans l’hypothèse de mise en place d’un boulevard urbain doublant Altival. Toute la commune de Sucy, ainsi que celles de Chennevières et d’Ormesson ou de Boissy va se trouver confronter à une congestion croissante et une pollution aérienne grave.

 

Le développement de la route n’est pas la solution car toute nouvelle route est automatiquement saturée, ce que montre parfaitement bien l’exemple de l’A86.

4. Et la compatibilité avec le SDRIF 2013 ?

L’étude d’impact a été réalisée à partir d’une version ancienne du SDRIF (2008). Elle ne prend même pas en compte la version 2013 du SDRIF soumise à enquête publique. S’il est vrai que l’infrastructure RN406 figure sur le document du SDRIF (trait violet ci-contre) elle ne forme qu’un élément d’un ensemble très complexe. On voit ainsi que la zone comporte des corridors verts, des espaces d’urbanisation prioritaire, des projets de transport en commun… Or tout ceci est impacté défavorablement par le projet de prolongation de la RN406 : destruction de biodiversité, pollution empêchant l’urbanisation de Sucy-Ouest, élimination duprojet Altival auprofit d’une autoroute…

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Claude Grasland

Professeur de Géographie

Université Paris Diderot

ANNEXE 1 : Simulation de l’itinéraire poids Lourds Port de Bonneuil-Strasbourg

Hypothèse 1 : Réduction de la distance et du coût

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Hypothèse 2 : Réduction des risques et du temps

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RN406 : Chronique d’une catastrophe annoncée…

L’enquête d’utilité publique sur la prolongation de la RN406 qui vient de s’ouvrir pour un mois dans les communes de Sucy et Bonneuil est lourde d’enjeux pour les habitants de Sucy-en-Brie mais aussi toutes les communes du Haut Val de Marne. Si ce projet est approuvé en l’état, il faut s’attendre à voir rapidement la circulation s’engorger complètement dans Sucy-en-Brie, générant bruit et pollution. En conséquence, on imposera la réouverture du dossier de la Rocade Est du Val de Marne et une nouvelle autoroute traversera bientôt  le bas de Sucy et le côteau de Chennevières …  Au total c’est tout le développement durable de la communauté de commune du Haut Val de Marne qui est en jeu si les habitants ne se mobilisent pas rapidement et ne participent pas à l’enquête d’utilité publique !

1)  Les enjeux du projet de RN406

Avant toutes choses, nous incitons les citoyens à consulter l’article publié il y a plus d’un an par le collectif T’AIR-EAU94 au sujet du prolongement de la RN406, au moment où il ne s’agissait encore que d’une hypothèse.

https://taireau94.wordpress.com/2012/06/16/le-prolongement-de-la-rn406-un-dossier-de-concertation-tres-instructif/

Désormais, les choses se ont précisées et l’enquête d’utilité publique est ouverte pour un tout petit mois dans les mairies de Sucy et Bonneuil, sous la forme d’un épais document de 402 pages au format A3. Ne vous laissez pas pour autant décourager et allez à tout prix remplir le dossier de consultation publique !

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2°) Un scenario de prospective …

Tout en espérant être démenti par les faits (!) voici ce qui semble être le scenario le plus probable si les citoyens de Sucy-en-Brie et du Haut-Val de Marne ne se mobilisent pas rapidement :

Juin 2013 :Enquête d’utilité publique : En dehors de deux ou trois témoignages isolés, aucune opposition au projet n’est manifestée dans les cahiers des mairies. Le commissaire enquêteur conclue à l’opportunité de mise en place du projet avec des restrictions mineures.

2014-2016 : Construction de la prolongation de la RN 406 : Pour un montant de 75 millions d’euros (annoncé) qui sera finalement porté à 100 millions d’euros, la nouvelle infrastructure est réalisée dans la variante 3b, qui inclue un échangeur dans la zone des Petits Carreaux. La circulation est bloquée pendant plusieurs mois aux Portes de Sucy en raison des travaux de mise en place d’un pont et d’un tunnel.  Les autorités demandent de prendre patience et annoncent que tout ira mieux après l’ouverture.

1er Septembre 2016 : Inauguration de la nouvelle autoroute en présence des autorités politiques du département, de la communauté de commune, de la commune, du Port Autonome et de l’ensemble des entreprises du Port de Bonneuil (dont Eiffage et Vinci qui vient d’ouvrir une cimenterie dans le terrain vacant près de la centrale d’enrobés).

2016-2018 : Accroissement rapide du trafic de voiture et camions – saturation des voies de sortie de Sucy. Le trafic du Port de Bonneuil se renforce, avec le triplement de la production d’enrobés à chaud par Eiffage et la mise en route à proximité d’une nouvelle cimenterie et de plateformes logistiques de conteneurs. Une partie croissante du trafic profite de la présence d’un échangeur dans la zone des Petits Carreaux pour rejoindre la RN4 en traversant le bas de Sucy et la côte d’Ormesson.  Les deux ponts de franchissement du RER à Sucy sont fragilisés et doivent être fermés à tour de rôle pour réparations. La congestion automobile atteint des niveaux insupportables le matin comme le soir sur tous les axes en provenance du Plateau de Brie. La nationale 19 est à son tour congestionnée malgré la déviation de Boissy-Saint-Léger.

Avril 2018 : Réouverture du dossier de la Rocade Est du Val de Marne. Face au blocage absolu de la situation automobile, les services départementaux et régionaux lancent en urgence une procédure de relance de la prolongation de la RN406 du Port de Bonneuil à l’autoroue A4, sur le trajet de l’ancienne Rocade Est du Val de Marne. La consultation publique est réduite au minimum en raison de l’urgence de la situation (effondrement de l’un des deux ponts de Sucy).

2019-2020 : Mise en place de la Rocade Est du Val de Marne : La rocade qui est construite en dérogation aux règles habituelles d’urbanisme passe au ras de l’école des Noyers et de la résidence des Berges, avant d’éventrer le côteau de Chennevières. La pollution aérienne et sonore dépasse les normes autorisées et entraîne un départ massif de population tout au long du tracé. L’école des Noyers est déclaré insalubre et fermée en raison de la pollution trop importante de l’air dans le quartier. Le trafic n’est pas pour autant réduit dans Sucy car ce sont désormais les véhicules légers qui empruntent le nouveau tracé pour contourner Paris.

2021 : Crue centennale de la Seine : La conjonction de pluies sur les bassins de la Seine et de la Marne aboutit à une crue qui  dépasse la côte d’alerte maximale de 1910 et ennoie l’ensemble des installations industrielles du Port de Bonneuil, provoquant des dégâts écologiques et économiques irréversibles. Les terrains du bas de Sucy sont irrémédiablement pollués et abandonnés, tant pour un usage d’habitat que pour un usage industriel.

3°) Pour que cela n’arrive pas … allez remplir le registre d’enquête publique !

Tout ce qui est présenté dans le scenario ci-dessus n’est pas certain (en particulier la crue centennale de la Seine) mais bien des éléments présentés ont des probabilités de réalisation élevée. En particulier, il est absolument clair que la mise en place du tracé proposé pour la prolongation de la RN 406 avec un échangeur dans la zone des Petits Carreaux ne peut qu’aboutir à la congestion des voies de sorties de Sucy et de celle de toutes les routes descendant du Plateau de Brie. Dès lors, la demande de réouvrture du dossier de la RN 406 est inévitable. Quant au Port de Bonneuil, il est évident que cette autoroute va favoriser la production de pondéreux et doper l’usine Eiffage … sans parler de celles qui s’installeront autour (l’hypothèse d’une cimenterie étant for possible).

Il est encore tant de s’opposer à ce scenario de cauchemar en demandant un ensemble d’études complémentaires et en retardant par toutes les procédures administratives possibles ce projet. Pensez à Notre-Dame des Landes …

Claude Grasland

 

Enquête d’utilité publique RN406 : dites non à une pollution supplémentaire !

Nous avions alerté les lecteurs de ce blog dans un article paru le 16 juin 2012 (Le prolongement de la RN 406 un dossier de concertation tres instructif) : l’installation de l’Usine Eiffage est indissociable d’un renforcement annoncé de la circulation des camions et de la pollution aérienne. Si l’usine tourne encore au ralenti actuellement, c’est parce qu’il demeure difficile d’évacuer les enrobés. C’est pour la même raison que les terrains entourant la centrale Eiffage demeurent inoccupés. Mais patience, dès que la RN 406 sera installée, la production des enrobés va monter en charge et il serait bien étonnant qu’on ne voit pas arriver dans les terrains environnant quelque cimenterie ou autres installations de travaux publics. 

A) Une Enquête Publique en plein coeur de l’été, ça ne vous rappelle rien ?

Les mairies de Sucy et de Bonneuil ont pris cette fois-ci grand soin de placarder l’avis d’enquête sur de larges affiches A3 de couleur jaune-orange. On ne pourra donc pas dire qu’on ne savait pas …  Le seul problème est évidemment que le commissaire enquêteur ne peut pas venir en dehors des jours de travail (quel dommage !). Aucun samedi matin, comme par hasard. Et bien sûr des dates situées pour la plupart fin juin ou en juillet, au moment où les citoyens épuisés par une année de travail ont autre chose en tête que la lecture de volumineux dossiers. Bref, on nous rejoue le même numéro que pour l’enquête Publique qui avait abouti à l’autorisation de l’installation de l’usine Eiffage.

RN406

B) Mais cette route ne va-t-elle pas désengorger Bonneuil et Saint-Maur (tant pis pour Sucy …) ?

Toute la malice du projet réside dans la division qu’elle ne va pas manquer d’instaurer entre les habitants des trois communes. Comme nous l’avons montré dans l’article consacré à la RN 406, les premiers éléments d’analyse peuvent donner à penser que c’est Sucy-en-Brie qui souffrirait le plus de la conjonction de l’usine Eiffage et du prolongement de la RN406. Cette prolongation aurait en revanche des effets à première vue positifs pour les autres communes, notamment à Bonneuil puisque cela réduirait le trafic traversant actuellement la ville. La maire de Bonneuil ne fait d’ailleurs pas mystère de on soutien au projet, à travers une vidéo publiée sur son site:

http://www.ville-bonneuil.fr/tous-les-films/voir-un-film/video/456/

La mairie de Saint-Maur espère également faire baisser le trafic de camions  ou au moins faciliter la traversée des ponts.

Mais les habitants de Saint-Maur et Bonneuil auraient tords  de se désolidariser du sort de leur voisins orientaux car tôt ou tard ils seraient rattrapés par les congestions de trafic induites par la saturation des portes de Sucy. On verrait certainement des flux nouveaux passer par le Pont de Chennevières ou par Boissy et le moment ne serait pas loin où surgirait le spectre de la relance de nouvelles autoroutes pour réguler le trafic qu’aura en pratique engendré le prolongement de la RN406.

Les documents décrivant la situation actuelle des transports montrent de nombreux goulets d’étranglement dans le Port de Bonneuil et ses abords immédiats lors des heures de pointes du matin et du soir. On repère en particulier les bouchons localisés à l’entrée de Sucy-en-Brie et sur les accès du Pont de Bonneuil. Le prolongement de la RN406 est-il de nature à réduire ces engorgements ? Surtout si on tient compte des 40 à 150 camions supplémentaires que pourrait générer l’usine Eiffage ?

La réponse est pour le moins incertaine, comme le montrent les cartes de simulation du trafic des véhicules de tourisme et des poids lourds dans la variante 4 du tracé

Les cartes de prévisions  montrent toutes une diminution du trafic sur l’axe reliant Saint-Maur à Bonneuil puisque l’évacuation principale se ferait désormais par la nouvelle route. Mais on peut prévoir de sérieuses difficultés au carrefour qui relie les deux moitiés du Port. Et surtout on note un accroissement prévisible très fort du trafic dirigé vers Sucy-en-Brie et Ormesson, surtout dans les variantes du tracé qui prévoient un carrefour au niveau de la zone industrielle des Petits Carreaux. On notera enfin que les prévisions de trafic poids lourd au sortir du Port de Bonneuil sont manifestement sous-estimées (100 pour l’heure de pointe du matin et 60 pour l’heure de pointe du soir). L’usine Eiffage renforcerait à coup sûr la congestion du trafic le matin au moment où elle commencerait à livrer le bitume produit la nuit. Et l’arrivée possible d’autres usines de BTP dans le triangle où se situe Eiffage ferait rapidement virer la situation au cauchemar.

Répétons-le encore une fois, l’aménagement du Port de Bonneuil est l’affaire de toutes les communes voisines et l’autonomie des Ports de Paris doit être limitée lorsqu’elle aboutit à des décisions désastreuses sur le plan économique, social et environnemental. Tout en continuant à se battre pieds à pieds pour la fermeture de l’usine Eiffage, nous devons également préparer l’avenir en demandant :

  • une révision du plan d’occupation des sols du Port de Bonneuil
  • l’installation d’une station AIRPARIF permanente
  • une association systématique des trois communes voisines aux décisions du Port Autonome
  • un plan de transport dépassant les limites des intercommunalités actuelles.

C) La RN 406 c’est « l’autoroute Eiffage » … et la porte ouverte à de nouvelles installations polluantes.

Sans entrer dans le détail des variantes du tracé qui sont approximativement les mêmes (les différences concernent uniquement le nombre de voie et la gestion des croisements), on peut voir sur la carte ci-dessous que le prolongement de la RN406 aboutit exactement à l’usine Eiffage non sans avoir traversé une partie des terrains de sports. Il s’agit d’un tracé pour le moins étonnant si l’on garde en tête que les entreprises nécessitant des transports lourds par camion sont plutôt localisées dans la partie ouest du Port. On ne semble guère s’interroger sur les flux qui vont traverser le Port d’Ouest en Est pour rejoindre le nouveau débouché prévu rue du moulin-bateau, exactement à la sortie de l’usine Eiffage …

Si l’on en croît le document étonnant fourni dans le dossier de concertation, l’usine Eiffage se situerait au coeur d’une zone vouée aux activités « BTP-Logistique » (triangle violet). Comme nous le savons, il reste un vaste terrain vide autour de l’usine Eiffage et ce document suggère que d’autres usines équivalentes de BTP pourraient arriver dans les années à venir… Nous avons déjà deux usines d’enrobés dans le Port, qui dit que nus n’aurons pas aussi bientôt deux cimenteries ! Le choix des activités de type purement logistique est certes compréhensible, à l’instar des dépôts comme France Boisson,   pour tenir compte de la présence simultanée de la voie d’eau (darses), du rail (triage ferroviaire) et de la route (le prolongement de la RN406). Mais on ne voit vraiment pas bien l’intérêt d’installer ici des industries BTP polluantes comme la centrale d’enrobés Eiffage ou des cimenteries.  Car les terrains situés immédiatement autour de ce fameux triangle violet sont dédiés à de la micro-entreprise et petites activités (zone bleue au Nord) ou à des éco-activités (zone bleue à l’est) voire à un espace naturel et de loisir (triangle vert). Ce document confirme l’absurdité du choix d’une implantation polluante dans cette partie du Port qui devrait être uniquement dédiée à la logistique. Il faut impérativement demander une révision du plan d’occupation du sol du Port de Bonneuil si l’on ne veut pas voir resurgir prochainement de nouvelles usines du type Eiffage !

D) Que faire ? participer à l’enquête d’utilité publique et alerter l’opinion.

La pollution aérienne, qu’elle soit issue de dioxyde d’azote, de particules ou de benzène forme un tout. Les pollutions issues des usines de type Eiffage et celles issues de la circulation automobile se renforcent mutuellement (http://respireleperiph.over-blog.com/page-2024182.html). Il serait absurde de se concentrer sur la seule fermeture de l’usine Eiffage si dans le même temps on laisse se renforcer la pollution liée aux transports de véhicule (fort riche en benzène !).

La seule option viable pour les habitants des trois communes est de demander un moratoire sur la construction de la RN 406, tant que le schéma d’aménagement du Port de Bonneuil n’aura pas été modifié et que ses normes environnementales ne seront pas au moins alignées sur celles du Port de Gennevilliers (Cf. pour une pétition sur les normes environnementales du Port de Bonneuil ).

Ceux qui soutiennent aujourd’hui la construction de la RN 406 auront des comptes à rendre à nos enfants !

Claude GRASLAND

Diaporama de la contre-enquête T’AIR-EAU 94(réunion publique du 10 mai 2012)Bulletin de participation aux frais juridiques

Pour assurer une meilleure diffusion de la contre-enquête T’AIR-EAU94 dans les médias ou à l’occasion de nouvelles réunions publiques, nous mettons à votre disposition le diaporama qui a été présenté lors de la réunion publique de Saint-Maur le 10 mai dernier et dont le compte-rendu va suivre. n’hésitez pas à diffuser ou faire circuler ce diaporama par tous les relais à votre disposition.

Diaporame  T’AIR-EAU 94 (format PPT avec animations)

Diaporama  T’AIR-EAU 94 (format PDF, sans animations)

Une des diapositives les plus symboliques lors de la présentation du 10 mai 2012 …

DEBAT POLITIQUE (3) : Une courrier de Henri Plagnol, Député UMP du Val de Marne

Le collectif T’AIR-EA94 a  invité les députés des deux circonscriptions législatives concernées par la centrale Eiffage à s’exprimer sur le sujet.  Seul Henri Plagnol nous a répondu à ce jour.


« Je ne m’exprime pas sur ce dossier au nom d’un parti politique »

Auteur :  Mr Henri Plagnol, Député-Maire de Saint-Maur-des-Fosés

Date de réception 13 Avril 2012

Contact :  valerie.donadey@mairie-saint-maur.com

Vous avez invité le Député que je suis à faire connaître sa position vis-à-vis de la centrale Eiffage de Bonneuil. Les membres de votre Collectif peuvent trouver sur le site de la ville de Saint-Maur les démarches que j’ai engagées au nom du conseil municipal sur ce dossier. Je me bornerai donc à résumer brièvement l’essentiel de mon action dans ce domaine.

En tant que Député, je milite depuis bien longtemps pour que le développement du Port de Bonneuil s’inscrive dans le respect de l’environnement, du cadre de vie et de la Boucle de la Marne.

Depuis de longues années, j’alerte sur les dangers que ferait courir une croissance du Port qui ne prendrait pas en compte le caractère particulier du site écologique des Bords de Marne ou qui générerait un flux de transport routier et de poids lourds insupportable en termes de pollution ou d’embouteillage. J’ajoute qu’il m’est arrivé à plusieurs reprises de demander que soient prises des mesures pour éviter des nuisances sonores, olfactives ou esthétiques.

Pour toutes ces raisons, je continuerai inlassablement à demander qu’il soit procédé régulièrement et en toute transparence à des audits globaux de l’impact sur l’environnement du site de Bonneuil. Il faut d’ailleurs avoir l’honnêteté de reconnaitre que des progrès, si insuffisants soient-ils, ont été accomplis depuis quelques années avec les actions déjà inscrites dans le schéma d’aménagement et de développement du port de Bonneuil. Au-delà, le  Directeur de l’Agence Seine-Amont m’a confirmé que les efforts d’aménagement de berges seront reconduits et surtout que des audits annuels environnementaux de nombreuses sociétés installées sur le port seront conduits dès 2012. Il m’a également assuré de la mise en place d’un comité local d’information portuaire ouvert aux collectivités et associations riveraines et, enfin, que des campagnes d’évaluation sur «  la contribution éventuelle du port à la qualité de l’air et aux nuisances sonores » seraient conduites.

Par ailleurs, en ce qui concerne la centrale Eiffage de Bonneuil, en tant que maire de Saint-Maur, j’ai été le seul des maires des communes concernées à proposer au conseil municipal, qui l’a adopté à une large majorité, un avis défavorable à l’ouverture de cet établissement, en raison des risques sérieux d’atteinte à l’environnement et à la santé des habitants.

Je crois pouvoir dire sans exagérer que le rapport très détaillé adopté par le conseil municipal dans sa séance du 2 décembre 2010 continue de faire référence par sa qualité et son sérieux. D’ailleurs, le commissaire enquêteur avait souligné que les réserves de la Ville de Saint-Maur auraient mérité une réponse plus sérieuse.

 Aussitôt après que le Préfet ait pris un arrêté d’autorisation pour la centrale, sur ma proposition, le conseil municipal a à nouveau délibéré pour faire connaitre son opposition et exiger des garanties très précises rejoignant en cela très largement les préoccupations exprimées par le Collectif T’AIR-EAU. Par ailleurs, j’ai souhaité que deux de mes adjoints, Monsieur Sylvain Berrios, Maire-adjoint en charge de l’urbanisme  et Madame Catherine Juan, Maire-adjoint en charge du développement durable, soient présents à la réunion en préfecture demandée par les membres de votre Collectif à la suite de laquelle le Préfet a annoncé qu’il prendrait un arrêté complémentaire pour prendre en compte les inquiétudes exprimées.

 Enfin, tout récemment dans sa séance du 5 avril 2012, le conseil municipal a voté à l’unanimité sur ma proposition un rapport réitérant les exigences de Saint-Maur et m’autorisant à déférer au contentieux l’arrête du Préfet si l’arrêté complémentaire qui a été annoncé ne répondait pas aux exigences de la Ville de Saint-Maur. Je suis déterminé à aller au bout de ce combat et je ne doute pas que je pourrai compter sur le soutien du Collectif T’AIR-EAU pour attaquer en justice l’arrêté du Préfet.

 Je voudrais préciser les points suivants :

  • Je n’ai pas pour habitude de faire de la surenchère pour satisfaire telle ou telle clientèle. Je continuerai dans ce dossier à agir comme je l’ai toujours fait avec comme seul objectif de protéger le cadre de vie de la Ville dont je suis le Maire et des habitants dont j’ai l’honneur d’être Député depuis 15 ans.
  • Je ne me suis jamais prévalu, quand il s’agit de défendre les intérêts du territoire dont je suis l’élu, de telle ou telle étiquette politique. C’est pourquoi je ne m’exprime pas sur ce dossier au nom d’un parti politique. Je suis connu pour mon indépendance et je continuerai à agir ainsi en fonction de mes convictions.
  • Je respecte l’action du Collectif, qui a incontestablement permis de mobiliser les habitants, mais je suis quant à moi comptable de l’intérêt général et chaque fois que  j’interviens, c’est au nom de la Ville de Saint-Maur et de l’ensemble des habitants que je représente. C’est pourquoi j’ai dans ce dossier une responsabilité particulière que je continuerai d’exercer pleinement sans me laisser influencer par quelque groupe de pression que ce soit.

Henri Plagnol

Député-Maire de Saint-Maur-des-Fossés


Lettre recommandée (AR) envoyé à Monsieur Pierre DARTOUT, Préfet du Val-de-Marne

Nous avons posté aujourd’hui, 27 Février 2012, le courrier ci-dessous, en lettre recommandée avec Accusé de Réception.

Collectif T’ air-eau 94                                                                  Monsieur le Préfet du Val-de-Marne

taireau94@voila.fr

Sucy-en-Brie, le 27/02/2012

Nous, membres du collectif T’ air-eau 94, demandons à Monsieur le Préfet du Val-de-Marne l’arrêt immédiat de la construction de l’usine d’enrobés au bitume dans le Port de Bonneuil (arrêté préfectoral n°2011/2102 du 27 Juin 2011). Cette implantation industrielle dangereuse et polluante est en cours de construction en limite de Sucy et Saint-Maur, à moins de 700 mètres des écoles élémentaires des Noyers et des Mûriers, 900 mètres de l’ école Jean-Jacques Rousseau.

Sept maisons de retraite dans un rayon d’ un kilomètre sont également à protéger.

La dépollution du site n’ a pas été effectuée par le précédent locataire et Eiffage envisage de bitumer par-dessus un terrain pollué à l’ arsenic en gérant les poussières à l’ aide d’ une arroseuse.
Cette usine fabricant 80 000 t/an d’enrobés va sans cesse polluer l’atmosphère par des fumées toxiques dangereuses pour la santé. Une odeur nauséabonde de bitume engluera toute l’atmosphère dans un périmètre d’au moins 2 kilomètres. Enfin, pour évacuer toutes ses matières dangereuses, des centaines de camions sillonneront les rues de nos communes.

 Aucune étude sérieuse sur le bruit généré par le concasseur n’ a été effectuée, engin qui serait bien moins gênant in situ, à l’ endroit où l’ on casse la route pour la refaire sous forme de machine mobile.

Aucune étude épidémiologique sur le nombre de cancer ni de cas d’ asthmes n’ a été faite dans la région entourant le Port de Bonneuil, pourtant  disposé à se mettre au service du développement durable des territoires si l’ on en croit les axes prioritaires de sa politique , que soit au niveau des sols, des eaux, de l’ air et du bruit , des gaz à effet de serre.

http://www.paris-ports.fr/sites/default/files/projet_strategique_20102015_0.pdf

Il est urgent d’ attendre l’ émergence de nouvelles technologies moins polluantes (enrobage à froid), la mise en service d’ une liaison routière entre la sortie du Port autonome de Bonneuil et l’ autoroute A86, la mise en service d’ un lien fluvial  pour l’ usine,  la mesure des polluants atmosphériques avant implantation de l’ usine (poussières, dioxyde d’ azote, dioxyde de soufre,  benzène,  naphtalène, formaldéhyde, acétaldéhyde, aniline émis par les cuves de stockage ou les tambours sécheurs) et la réflexion sur les moyens financiers à employer pour que les dosages ultérieurs ne soient pas effectués par Eifage mais par un expert indépendant (cf Air Parif)

L’ enquête publique a été bâclée. Seuls trois citoyens sur les 50 000  résidant dans un rayon de deux kilomètres ont été suffisamment informés pour laisser une observation, deux d’ entre eux gérant des restaurants sur le trottoir d’ en face…. Il n’ y a pas eu de certificat d’ affichage à Chennevières. Les observations de la commune de Sucy-en-Brie se sont perdues.  Il est donc urgent de refaire l’ enquête d’ utilité publique, qui, si l’ on lit les observations rédigées par les pétitionnaires, devrait être plus riche d’ enseignement.

Pourriez-vous accueillir une délégation de notre collectif, riche d’ une pétition de 1900 signatures collectées en moins de deux mois ?

Dans l’ attente de votre réponse, veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l’ expression de notre très haute considération

Sylvie Grasland-Deslot

Pour le collectif t’ air-eau 94

PETITION PUBLIQUE T’AIR-EAU 94

 

Vous pouvez signer la pétition en ligne en cliquant sur le lien ci-dessous

http://www.petitionpublique.fr/?pi=aireau94

Ou bien la télécharger sur papier pour la faire signer par vos amis et voisins

Petition.pdf

Vous pouvez également télécharger le tract d’information ci-dessous

Tract_TAIREAU94_recto

Tract_TAIREAU94_verso

Une usine polluante et dangereuse près de l’école des Noyers à Sucy-en-Brie.

Nous connaissons désormais l’emplacement exact de l’usine d’enrobé à chaud d’Eiffage dans la parcelle cadastrale du Port de Bonneuil … puisque la partie centrale de l’usine de bitume est en cours d’achèvement (voir carte ci-dessous et  dossier photographique).

Résultat ? La cheminée d’où sortiront les fumées polluantes est à 650 mètres de la cour de récréation de l’école des Noyers !

Rejoignez le collectif T’AIR-EAU 94

taireau94@voila.fr

Une usine polluante et archaïque : le projet Eiffage d’enrobés à chaud de Bonneuil-sur-Marne

Le 27 Juin 2011, le Préfet du Val-de-Marne a rendu un avis favorable pour l’installation par la société Eiffage d’une centrale d’enrobage dans le Port de Bonneuil-sur-Marne. Il s’agit d’une installation classée, donc potentiellement dangereuse, qui utilise du lignite dans la fabrication d’asphaltes et de bitume. Cet article tente de faire le point sur un dossier complexe où les autorisations semblent avoir été données bien rapidement, notamment par la mairie de Sucy-en-Brie, qui s’était engagé à attendre les résultats d’une étude d’impact avant de se prononcer.

1. La localisation du projet Eiffage

1.1. La localisation officielle du projet est incertaine …

L’arrêté indique que le projet se situerait 34, rue du Moulin-Bateau dans la parcelle cadastrale n°18 section OB du Port de Bonneuil, dont voici la situation d’après le site Geoportail.

Le point rouge indique la localisation du 34, rue du moulin-bateau et la parcelle 18 correspond au triangle délimité par le chemin de fer et la rue du moulin-bateau.Le terrain indiqué semble cependant bien petit pour une installation de cette ampleur et tout porte à croire que le gros de l’installation se situerait plutôt dans la parcelle cadastrale 30 où le grand bâtiment visible sur cette image ancienne a été récemment rasé comme le montre une photographie plus récente :

On voit clairement sur la photographie le très vaste terrain libre situé en limite de la parcelle 18 où le projet a été déclaré.

1.2 … mais son impact potentiel sur les populations de Saint-Maur et de Sucy ne fait aucun doute !

Même si on s’en tient pour l’instant à la localisation officiellement annoncé du 34 rue du Moulin-Bateau, on voit facilement que l’impact potentiel du projet sur les habitants de Sucy et de Saint-Maur est potentiellement élevé, compte tenu de la faiblesse des distances entre l’usine et les habitations.

Cette carte met en évidence la très grande proximité de l’usine par rapport aux zones d’habitats de Saint-Maur (les premières maisons sont à moins de 300 mètres) mais aussi de Sucy-en-Brie où les immeubles des Noyers sont à 800 mètres environ du site officiel du projet et moins de 600 mètres si c’est la parcelle n°30 et non pas la n°18 qui abrite l’usine. Il faut par ailleurs tenir compte de la direction générale des vents (d’Ouest en Est la plupart du temps) qui va naturellement augmenter la diffusion des panaches de fumée vers l’ensemble de la commune de Sucy-en-Brie.

1.3 Attitude des mairies voisines lors de la consultation préalable

Il est instructif de noter que aucun habitant de la ville de Bonneuil-sur-Marne ne se trouve à moins d’un kilomètre de la centrale (et de plus à l’ouest) , ce qui peut expliquer pourquoi la ville a approuvé le projet.

La mairie de Saint-Maur s’est logiquement opposé au projet vu la menace directe qu’il fait peser sur ses habitant et a rendu une délibération à ce sujet que l’on reproduit ci-dessous :

Les habitants de Saint Maur ont d’ailleurs commencé à manifester leur inquiétude sur le site Blog de Saint Maur avec l’article « De la pollution à venir » qui suscite déjà 22 commentaires.

Mais ce qui est plus surprenant est l’attitude du conseil municipal de Sucy-en-Brie qui, à la demande de la conseillère municipale EELV avait accepté le 20 Décembre 2010 une étude d’impact qui ne semble pas avoir été lancée depuis. Et qui en attendant a donné implicitement un accord de principe en ne s’opposant pas à la construction

Extrait du PV du Conseil Municipal de Sucy-en-Brie du 20 Décembre 2010

Pourquoi ne pas avoir lancé l’étude d’impact et laisser passer l’occasion de retarder l’autorisation préfectorale ? On ne peut manquer de s’interroger sur le fait que l’adjoint au maire de Sucy-en-Brie en charge de ce dossier soit également directeur-adjoint du Port Autonome de Bonneuil…

2. Quelle sont les risques en matière de pollution atmosphérique pour les habitants ?

Une centrale d’enrobage au bitume comporte potentiellement plusieurs types de risques et plusieurs types de pollution. Nous nous centrons ici prioritairement sur la pollution atmosphérique qui est de loin la plus préoccupante, compte tenu de l’emploi de lignite dans le processus d’enrobage. Mais nous invitons les lecteurs à compléter leur information en téléchargeant l’ensemble du dossier d’autorisation préfectorale qui décrit les autres formes de risques :

AP AUTORISATION EIFFAGE BONNEUIL 27 06 2011-1

2.1 Ce que dit le dossier d’autorisation préfectorale sur les rejets atmosphériques

Nous reprenons ici l’extrait de l’autorisation relatif aux rejets atmosphériques :

2.2 Commentaires sur le dossier

Il est évidemment difficile pour le néophyte de se retrouver dans ces paragraphes très techniques et de déterminer ce qui est dangereux ou non pour la santé, ce qui est conforme ou non au principe de précaution. Ce que l’on peut tout de même observer de prime abord est la récurrence des phrases comportant les mots « dans la mesure du possible« , « éventuel« , « interdit sauf si nécessaire » … qui indiquent clairement la volonté de limiter au maximum les contraintes imposées à l’exploitant industriel.

On notera également que la cheminée de 34 mètres, conçue pour assurer la dilution des gaz toxiques dans l’atmosphère, ne sera pas d’une grande efficacité pour les habitants de Sucy-en-Brie compte tenu de la direction générale des vents d’Ouest et de la hauteur du plateau de Brie. La cheminée élevée protégera à la rigueur les riverains de Saint-Maur (sauf en cas de temps anticyclonique) mais n’aura guère d’effet pour ceux situés en hauteur à l’est de l’installation.

Finalement, on rappellera que les principaux dangers sanitaires dans la production des asphaltes ou bitumes ne viennent pas directement des poussières mais plutôt des composés rares tels que les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) qui sont mentionnes dans le tableau des concentrations maximales. Une synthèse sur les dangers des fumées de bitume est disponible par exemple sur le site Ushuaïa en cliquant ici. On pourra également lire l’étude proposée par le site Atousanté en cliquant ici.

3. Exemples de réactions face aux nuisances des centrale à chaud

On constitue ici un petit inventaire des réactions suscitées par l’implantation de centrales à chaud en ville. Pas exhaustif mais utile pour voir comment d’autres ont réagi par le passé face au cas qui nous occupe présentement :

3.1) L’entreprise d’enrobé E26 de Portes les Valences

L’association « Aux portes de notre santé » résume sur son site le combat qu’ils ont mené contre les nuisances causées par une centrale à chaud : « L’entreprise de travaux publics E26 est présente depuis de nombreuses années dans ce quartier. Mais la centrale à bitume n’est apparue que récemment en 2007. La plupart des riverains, y compris dans les quartiers récents comme le lotissement des Chênes, étaient installés avant la centrale.« 

Selon les membres de l’association :  » Le chauffage du bitume dégage des odeurs trés fortes et gênantes. Il dégage également des produits toxiques et cancérigènes. Les termes « toxiques et cancérigènes » sont ceux employés par le commissaire enquêteur lors de l’enquête publique. Ces fumées contiennent notamment des hydrocarbures aromatiques polycycliques ( HAP) connus pour causer d’importants dommages sur la santé humaine.
De plus, « Cette nouvelle activité d’ENTREPRISE 26 génére de trés importantes quantités de poussière. Le broyage, le concassage et le stockage des matériaux créent des nuages de poussière qui se déposent chez les riverains (sur les terrasses, dans les piscines, dans les jardins, et dans les logements)« .

Les témoignages des habitants sont peu rassurants :

« Quand il y a le vent du Nord, je bouche mes entrées d’air  »
« Je vis en fonction de la production d’ E26 »
« Je referme mes fenêtres avant 7h30, l’heure où la centrale démarre »
« J’ai un peu de scrupules à laisser mes enfants jouer dehors quand la centrale tourne »
 » etc, etc,… »

Le site détaille ensuite les actions entreprises (presse, justice, …) et propose des liens vers d’autres communes concernées par l’arrivée de centrales à chaud que je reprends brièvement ci-dessous.

3.2 Centrale d’enrobé de Lerouville (55)

L’association A.P.P.E.L.S. (Association Pour la Préservation de l’Environnement à Lérouville et la Santé publique) s’est créée suite à la découverte d’un projet de construction d’une centrale d’enrobés à chaud sur le territoire de sa commune. Extrait du blog :

 » Après avoir consulté les documents techniques de l’enquête publique (étude d’impact, étude des dangers…), nous avons constaté que les rejets établis par cette étude sontmaitrisés conformément aux normes admissibles en la matière ; il n’en demeure pas moins que des risques de contamination de la population et des écosystèmes en aval du projet subsistent.Nous parlons ici de rejets d’arsenic, chrome, cadmium (l’interdiction de celui-ci est évoquée pour 2008, il devra être récupéré et recyclé), nickel, dioxyde de souffre et autres HAP, hydrocarbures aromatiques polycycliques (la nouvelle directive fille 2004/107/CE les concernant est en cours de transposition en droit francais), tout cela à moins de 300 m de la commune de LEROUVILLE qui, comme BONCOURT/MEUSE et PONT/MEUSE, se trouve sous les vents dominants la plus grande partie de l’année et par conséquent au fait de cette pollution atmosphérique. Lorsque l’on sait que ces produits ne sont pas biodégradables et transitent dans l’ensemble de la chaine alimentaire que penser des produits des deux exploitations agricoles situées à moins de 250 m du projet pour l’une, et 700 m pour l’autre. »

3.3. Usine d’asphalte ASTEL-LPA du Cres (Nord de Montpellier)

Le collectif « Pollution-Le Cres » s’est constitué suite à l’arrivée de cette usine. Le site est très complet et détaillé en matière d’impacts sanitaires, de textes juridiques, etc. Il fournit de plus des liens vers d’autres villes, complétant la liste fournie par Portes les Valence.Extrait du blog

« La mise à disposition de la totalité des documents disponibles vise à fournir des informations utiles à toutes les associations de défense de l’environnement qui luttent contre les pollutions générées par les centrales d’enrobés et les usines utilisant l’asphalte et les bitumes comme matière première. Ce travail est le fruit de 3 ans d’activité d’un collectif d’association locales de défense de l’environnement (Collectif Pollution le Crès). »

3.4) L’APEQUA

Le site de l’APEQUA (Association pour la préservation de la qualité de la vie) ne concerne pas une usine d’enrobé en particulier mais apporte des renseignements nombreux sur les nuisances liées aux bitumes et asphaltes. On y trouve comme dans le précédent des dossiers approfondis et des liens vers des associations de défense face aux nuisances des usines d’enrobés.

Conclusion

Nous invitons toutes les associations et personnes civiles pour qui ce projet n’ est pas acceptable à nous rejoindre en envoyant un message via le courriel

taireau94@voila.fr

Sylvie  GRASLAND-DESLOT & Claude GRASLAND

Pour le Collectif T’air-eau 94