Le « Parisien » rend compte de l’importante mobilisation contre l’usine Eiffage

 Les journalistes du « Parisien » qui étaient présents samedi matin à la mairie de Bonneuil ont publié lundi matin un compte rendu relativement fidèle des entretiens qu’ils ont eu avec les différents acteurs présents le jour de la mobilisation.


Mobilisation importante contre l’usine de bitume

Aurélie Selvi | 08 Déc. 2014, 07h00 | MAJ : 08 Déc. 2014, 05h40

 » Une matinée à noircir des pages et des pages de cahier. Samedi, à la mairie de Bonneuil, c’est l’exercice auquel se sont livrées 80 personnes, sur le pont pour le lancement d’une nouvelle enquête publique* sur l’usine de bitume Eiffage, une installation controversée — car jugée trop polluante — implantée depuis 2012 sur le port.

Six mois après l’annulation par le tribunal administratif de l’arrêté d’exploitation du site, pas question pour les « anti » de revivre le fiasco de la première enquête, menée discrètement avant l’installation de l’usine et qui avait recueilli moins de dix avis. « Sans la mobilisation de notre association, dont les membres se sont cotisés pour payer l’action en justice, cette enquête n’aurait pas eu lieu », se réjouit, stylo en main, Sonia Zamai, présidente de Boucle de la Marne santé environnement. Dans le registre, elle a listé les exigences de sa structure, qui fédère une centaine de riverains : implantation d’un capteur Airparif, comme dans le port de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), campagnes de contrôle fiables « quand ceux menés jusqu’alors étaient supervisés… par Eiffage », argue-t-elle.

Maux de tête et nausées

Des riverains qui se mêlent aux élus, comme Akli Mellouli, adjoint à l’urbanisme (PS) de Bonneuil, le conseiller général (UMP) Jacques Leroy ou Sylvain Berrios, député-maire (UMP) de Saint-Maur, « scandalisé que l’enquête ne se déroule qu’à Bonneuil alors que plusieurs villes sont concernées ». « Tant qu’une étude consolidée des impacts n’aura pas été menée dans le port, nous serons contre », martèle-t-il. Un avis partagé par Marianne Boulc’h, secrétaire EELV 94, « seul parti à pointer unanimement les dangers de l’usine ».

« Dans le 92, il y a des centrales d’enrobés mais, avec le capteur, impossible de tricher sur les poussières et particules fines rejetées », lance Claude Grasland, du collectif T’air-Eau, qui a posté plus de 100 articles à ce sujet sur son blog citoyen. Inquiet, Nicolas, un père de famille de Sucy, a lui aussi fait le déplacement. Dans sa contribution, il raconte comment ses enfants, de 7 et 5 ans, à qui ils n’avaient jamais parlé de l’usine, se sont plaints de maux de tête, de nausées, l’odeur de bitume qui envahit l’école… « On nous parle de circulation alternée, d’interdiction des feux de cheminées en Ile-de-France… Et nous ? On est démunis », lance-t-il

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