PETITION PUBLIQUE T’AIR-EAU 94

 

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Vous pouvez également télécharger le tract d’information ci-dessous

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CONTRE-ENQUETE (2) : Influence de la centrale sur les biens immobiliers et les finances communales

Nous poursuivons la réalisation d’une étude d’impact indépendante, pour compenser le manque de sérieux de celle qui a été réalisée par la préfecture. Après avoir estimé le risque sanitaire (nombre d’habitants en fonction de la distance à la centrale), nous essayons aujourd’hui d’évaluer l’impact sur la valeur des biens immobiliers. Quelle sera la baisse de valeur des maisons, immeubles ou commerces situés à proximité de la centrale d’enrobage à chaud ? Par ricochet, de combien seront réduit les impôts perçus par les communes ?

1. Une évaluation économétrique basée sur des recherches nombreuses

Disons-le d’entrée de jeu, il est difficile d’évaluer l’impact d’une installation industrielle polluante sur la valeur d’un bien immobilier. En effet, la valeur d’une habitation dépend de très nombreux facteurs et il est toujours difficile d’isoler le rôle d’un seul d’entre eux. Les économistes et les agences immobilières ont toutefois mis au point depuis plusieurs années des modèles mathématiques de prix hédonistes qui permettent de séparer l’effet des différents facteurs et de raisonner sur l’effet de la pollution industrielle « toutes choses égales » quand aux autres influences susceptibles de faire monter ou baisser les prix. Ils ont surtout étudié les évolutions des prix au cours du temps, avant et après l’arrivée d’une installation classée, ou bien avant et après un incident industriel majeur tel que la catastrophe AZF de Toulouse.

Sans prétendre faire une synthèse de tous les travaux existants, nous nous appuierons ici sur l’une des études les plus récentes en langue française, parue en 2009 à la Documentation française :

Travers Muriel et al., « Risques industriels et zone naturelle estuarienne : une analyse hédoniste spatiale » ,  Economie & prévision,  2009/4 n° 190-191,  p. 135-158.

L’intérêt de cet article est de fournir une revue détaillée des études antérieures en France et à l’étranger (abondante bibliographie), complétée par une étude de cas sur la zone industrielle de Port-Jérôme en Seine Maritime.

2. Des baisses de prix comprises entre 3 et 20%, décroissantes en fonction de la distance

On retiendra de la synthèse des travaux antérieurs effectuée par M. Travers & al. que les implantations industrielles polluantes du type de la centrale Eiffage de Bonneuil ont des impacts d’autant plus importants qu’elles sont visibles dans le paysage et qu’elles affectent de façon sensible l’environnement. La pollution de l’air est de ce point de vue particulièrement préjudiciable pour les prix immobiliers, même lorsqu’elle se limite à la production de mauvaises odeurs sans impacts prouvés sur la santé. La simple perception du risque suffit à faire baisser les prix de vente des biens situés aux alentours. Synthétisant une longue série de publications françaises, canadiennes et américaines, M. Travers & al. conclue :   « l’analyse de ces travaux indique que la présence de  sites industriels polluants et / ou risqués agit le plus souvent de manière significative sur le prix des résidences se situant à proximité et ce quelle que soit la manière dont ces effets sont mesurés. »

L’analyse des travaux cités indique en général des dépréciations de valeur immobilières d’au moins 3 ou 4% mais pouvant atteindre 10 à 20% dans le cas de très grandes installations de type Seveso, ou bien à la suite de catastrophes comme celle d’AZF à Toulouse. En ce qui concerne les distances, la plupart des études montrent que l’impact se fait sentir jusqu’à 2 à 4 kilomètres (1 ou 2 miles) et est évidemment plus fort à proximité même des installations. Ces chiffres ont été notamment obtenues dans le cas d’une installation française, comparable sur plusieurs points à la centrale Eiffage de Bonneuil :

Letombe G. et Zuindeau B. ( 2005 ) . “ Impact d ’un  établissement industriel polluant sur les valeurs immobilières de proximité : le cas de Metaleurop- Nord” , Economie appliqué, tome LVIII, n°4, pp. 161-191.

3. Essai de simulation de l’impact de la centrale Eiffage de Bonneuil sur les propriétaires fonciers des communes voisines

Nous tentons ici une première estimation grossière de l’impact économique de la centrale Eiffage, que nous affinerons par la suite de façon plus détaillée. L’important est de bien indiquer la méthode pour que chacun puisse ensuite faire lui-même les calculs.

Méthode : Nous partons des populations en fonction de la distance établies grâce à l’INSEE. Puis on en déduit le nombre de ménages en divisant par le nombre de personnes par logement. Nous avons fixé ici le chiffre à 3, ce qui devra être vérifié mais est grosso modo exact. Puis on essaye d’estimer la valeur totale des biens en multipliant le nombre de logement par la valeur de ceux-ci. L’estimation est compliquée car elle dépend de la surface des logements et de la valeur du mètre carré. Or la zone est riche en contrastes sociaux, de Bonneuil à Saint-Maur. Nous avons opté ici pour une valeur moyenne assez basse de 250 000 € par logement qu’on pourra réviser ultérieurement. Enfin, on calcule les dépréciations en partant d’une perte de 5% au contact même de la centrale et en réduisant la perte de 0.25% tous les 100 mètres pour arriver à un impact nul au delà de 2 kilomètres.

Conclusion : plusieurs millions d’euros de perte pour les propriétaires riverains et les finances communales

Même si ce calcul est juste indicatif, il donne un ordre de grandeur des pertes subies par les propriétaires des terrains voisins, de l’ordre de 70 millions d’euros. C’est ce qu’on appelle en économie une externalité négative, c’est-à-dire un dommage collatéral qui n’est pas supporté par l’entreprise responsable de la nuisance mais reportée sur l’ensemble de la société. Non seulement sur les propriétaires fonciers, mais aussi les communes qui verront baisser les revenus des impôts, ce qui les poussera à augmenter par ricochet les impôts sur toute la population, y compris les locataires …

Claude GRASLAND

pour le collectif T’AIR-EAU94

CONTRE-ENQUETE (1) : Combien d’habitants menacés par la centrale Eiffage ?

L’étude d’impact ayant été à l’évidence bâclée, il faut refaire nous mêmes les calculs. Heureusement l’INSEE a publié en 2011 pour la première fois la répartition détaillée de la population française sur une grille de 200 mètres de côté. Du coup, il est possible d’estimer très précisément le nombre d’habitants localisés autour de la centrale Eiffage de Bonneuil-sur-Marne en fonction de la distance.

On en déduit par calcul géométrique les nombres d’habitants en fonction de la distance à la centrale.

Document 1 : Nombre d’habitants par commune en fonction de la distance à la centrale Eiffage

Comment lire le tableau  ? : Si on prend la distance de 1000 mètres et la commune de Sucy-en-Brie on peut lire le chiffre de 2913. Cela signifie qu’il y a 2913 habitants de Sucy-en-Brie situés à moins de 1 kilomètre de la future centrale Eiffage de Bonneuil.  On peut également constater en croissant la ligne 2000 et la ligne total que 52 267 habitants des cinq communes environnantes sont situés à moins de 2 kilomètres de la future centrale !

Graphique 1 : Population localisée à moins de 1 kilomètre de la central Eiffage par commune

Commentaire : Il y a 1000 habitants à moins de 500 mètres de la centrale et 4000 habitants à moins de 700 mètres ! Ce sont les habitants de Saint-Maur et de Sucy-en-Brie qui sont les plus concernés. Bonneuil n’est pour ainsi dire pas touché avant au moins 800 mètre de distance de la centrale.

Graphique 2 : Population localisée à moins de 2 kilomètres de la central Eiffage par commune

Commentaire : 10 000 habitants à moins de 1000 mètres de la centrale, 20 000 habitants à moins de 1500 mètres près de  50 000 habitants à moins de 2 kilomètres. Ce sont toujours  les habitants de Saint-Maur et de Sucy-en-Brie qui sont les plus concernés. Mais on commence à trouver plus  habitants de Bonneuil entre 1 et 2 kilomètre de la centrale, ainsi que des habitants d’Ormesson et Chennevières au delà de 1.5 kilomètres. 

Pour tous renseignements sur les calculs, n’hésitez pas à nous contacter (taireau94@voila.fr) et nous vous ferons parvenir le fichier original de l’INSEE et la méthodologie pour déterminer les habitants en fonction de la distance à la centrale Eiffage.

Claude GRASLAND

pour le collectif T’Air-Eau 94

Lettre ouverte au directeur technique d’Eiffage

A Monsieur Bernard HERITIER

Directeur Technique Eiffage France

Monsieur,

Je constate avec regret que vous ne répondez pas à mes demandes d’information relatives à la technique d’enrobage (chaud ou tiède) de votre future centrale de Bonneuil.

Il est vrai que la réponse est inscrite sur le terrain où l’on voit s’élever rapidement une centrale allemande de marque BENNINGHOVEN qui a la particularité, passez moi l’expression, de pouvoir « souffler le chaud et le froid« . C’est-à-dire de rapporte plus ou moins de bénéfices financiers selon le réglage adopté. Je dois avouer que la lecture du catalogue du fabricant  BENNINGHOVEN est de ce point de vue très instructive :

http://www.benninghoven.com/index.php?option=com_content&task=view&id=23&Itemid=41

Je n’ai pas encore identifié le type exact de la centrale de Bonneuil, mais ça ne saurait tarder. Et j’ai bien compris que BENNINGHOVEN propose des centrales « DEMONTABLES » et « POLYVALENTES » avec de nombreuses « OPTIONS ENVIRONNEMENTALES » et des « BRULEURS A COMBUSTIBLE MULTIPLES ».

C’est franchement passionnant cette flexibilité ! Cela veut dire que si les riverains résistent trop on peut partir ... mais on peut aussi leur installer des brûleurs moins polluants (gaz au lieu de lignite), on peut faire des enrobés tièdes plutôt que chaud, on peut même instaler des caissons anti-poussière …

Bref, c’est un modèle d’optimisation économique : plus le riverain résiste et moins on pollue donc moins on gagne d’argentMais s’il ne résiste pas, alors c’est le Jackpot car vu le temps de prise des enrobés (1 heure environ), être localisé à Bonneuil offre un potentiel de clientèle extraordinaire, démesurément grand par rapport à une localisation plus excentrée de types Seine et Marne.

Bref, je doute que vous répondiez à mon courriel (ce ne serait guère raisonnable de votre part) mais j’espère que vous publierez prochainement un communiqué sur le modèle exact de centrale BENNINGHOVEN que vous installez à Bonneuil et surtout sur les réglages et options qui seront choisies par Eiffage. Qui sait, peut-être les riverains pourraient-ils accepter un projet si vous optiez pour les contraintes les plus strictes ? Dans le cas contraire, les riverains ne perdront pas de vue que la plus grande qualité des centrales BENNINGHOVEN est d’être démontables ….

Bien à vous,

Claude GRASLAND
Pour le collectif T’Air-eau 94

Une usine polluante et dangereuse près de l’école des Noyers à Sucy-en-Brie.

Nous connaissons désormais l’emplacement exact de l’usine d’enrobé à chaud d’Eiffage dans la parcelle cadastrale du Port de Bonneuil … puisque la partie centrale de l’usine de bitume est en cours d’achèvement (voir carte ci-dessous et  dossier photographique).

Résultat ? La cheminée d’où sortiront les fumées polluantes est à 650 mètres de la cour de récréation de l’école des Noyers !

Rejoignez le collectif T’AIR-EAU 94

taireau94@voila.fr

Vegecol : une alternative au bitume ?

Bitume , issu de l’ hydrolyse du pétrole ou Végécol, fabriqué avec un liant issu de matières premières renouvelables ?

Si l’ on en croit la plaquette commerciale de la société Colas présentant ce nouveau type d’ enrobé, Végécol ne contamine pas les eaux de ruissellement et ne dégage ni vapeur ni gaz toxique.

Ce liant remplaçant le bitume (asphalte) permet d’ajouter du gravier pâle sur la couche supérieure du revêtement, et donc de lutter contre les ilots de chaleur dans les villes l’ été, alors que le bitume, foncé, accumule la chaleur du soleil

Il a reçu le prix de l’Innovation 2006 du Salon des Maires et des Collectivités Locales., en liaison avec ses caractéristiques

Liant végétal issu de matières premières renouvelables

Températures de fabrication inférieures de 40 ° C*

Réduction des gaz à effet de serre si on le compare avec les enrobés bitumineux.

Patrick Meslé

Pour le collectif T’air-eau 94